Consultations sur le Brexit à l'Elysée avant un Conseil européen

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DAVID CAMERON À L'ÉLYSÉE
DAVID CAMERON À L'ÉLYSÉE

PARIS (Reuters) - François Hollande, Donald Tusk et David Cameron ont travaillé lundi à l'Elysée pour trouver à Bruxelles un accord, jugé atteignable par Paris, sur les conditions d'un maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne.

Le "Brexit" sera le principal sujet de débats à Vingt-Huit jeudi et vendredi, alors que David Cameron a engagé d'âpres négociations avec l'UE avant de présenter un référendum pour ou contre l'appartenance de son pays à l'UE.

"Il y a une volonté politique de conclure à Bruxelles. Il y a encore du travail, en particulier sur la gouvernance économique", a-t-on déclaré lundi soir dans l'entourage de François Hollande au terme d'une heure de discussion entre le président français et le chef du gouvernement britannique.

Reçu à la mi-journée à la présidence française dans le cadre d'une tournée européenne, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a dit "espérer" qu'un accord à Vingt-Huit puisse être trouvé.

Les négociations avec Londres ont atteint un "moment critique", a-t-il toutefois prévenu dans la soirée à Bucarest, jugeant que "le risque d'éclatement est réel".

David Cameron doit rencontrer mardi le président du Parlement européen, Martin Schulz, et les présidents des groupes politiques de l'institution.

Le Premier ministre négocie avec l'UE sur quatre domaines (législation, zone euro, compétitivité, immigration) dans lesquels il réclame des réformes avant d'organiser un référendum pour ou contre le maintien du Royaume-Uni à l'UE. Il entend faire campagne pour le "oui" si ses demandes sont satisfaites.

RÉFÉRENDUM FIN JUIN SI UN ACCORD EST TROUVÉ

La date du 23 juin pour cette consultation pourrait être retenue par les autorités britanniques si un accord est trouvé avec les Européens, a-t-on appris de source diplomatique.

De son côté, la France a fait du respect des traités européens actuels et de la non interférence de la Grande-Bretagne dans la zone euro ses lignes rouges dans les discussions avec Londres pour éviter un "Brexit".

Lors du Conseil européen, il ne pourra y avoir ni ajustement ni négociation sur les demandes britanniques liées au référendum, a déclaré François Hollande début février.

Le président français repousse également toute idée d'un "veto" des pays hors zone euro à l'égard de ceux ayant adopté la monnaie unique.

Des avancées ont été constatées sur cette dernière question, soulignait lundi une source diplomatique française, qui évoquait en revanche des difficultés concernant les réglementations financières.

Les discussions se basent sur un texte préparé par Donald Tusk, dont une troisième version doit être présentée mercredi, à la veille de l'ouverture du Conseil européen.

Les dernières enquêtes d'opinion soulignent un resserrement de l'écart entre les partisans et les opposants à une sortie des Britanniques de l'Union.

Quarante-neuf pour cent voteraient pour le maintien de leur pays dans le bloc européen, contre 41% pour une sortie, selon un sondage de l'institut Comres pour la chaîne ITV News rendu public lundi. Lors du précédent sondage de cet institut, 54% des sondés se prononçaient pour le maintien dans l'UE et 36% contre.

(Elizabeth Pineau, avec Paul Taylor, édité par Simon Carraud)

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