Consultations à l'Elysée en vue d'une semaine-clé pour le Brexit

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    * La tournée de Cameron passe par la France 
    * Paris évoque une "volonté de conclure" à 28 à Bruxelles 
    * Tusk espère un accord, met en garde contre un éclatement 
de l'UE 
 
    PARIS, 15 février (Reuters) - François Hollande, Donald Tusk 
et David Cameron ont travaillé lundi à l'Elysée pour trouver à 
Bruxelles un accord, jugé atteignable par Paris, sur les 
conditions d'un maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne. 
    Le "Brexit" sera le principal sujet de débats à Vingt-Huit 
jeudi et vendredi, alors que David Cameron a engagé d'âpres 
négociations avec l'UE avant de présenter un référendum pour ou 
contre l'appartenance de son pays à l'UE. 
    "Il y a une volonté politique de conclure à Bruxelles. Il y 
a encore du travail, en particulier sur la gouvernance 
économique", a-t-on déclaré lundi soir dans l'entourage de 
François Hollande au terme d'une heure de discussion entre le 
président français et le chef du gouvernement britannique. 
    Reçu à la mi-journée à la présidence française dans le cadre 
d'une tournée européenne, le président du Conseil européen, 
Donald Tusk, a dit "espérer" qu'un accord à Vingt-Huit puisse 
être trouvé.  
    Les négociations avec Londres ont atteint un "moment 
critique", a-t-il toutefois prévenu dans la soirée à Bucarest, 
jugeant que "le risque d'éclatement est réel".   
    David Cameron doit rencontrer mardi le président du 
Parlement européen, Martin Schulz, et les présidents des groupes 
politiques de l'institution.  
    Le Premier ministre négocie avec l'UE sur quatre domaines 
(législation, zone euro, compétitivité, immigration) dans 
lesquels il réclame des réformes avant d'organiser un référendum 
pour ou contre le maintien du Royaume-Uni à l'UE. Il entend 
faire campagne pour le "oui" si ses demandes sont satisfaites.   
   
     
    RÉFÉRENDUM FIN JUIN SI UN ACCORD EST TROUVÉ  
    La date du 23 juin pour cette consultation pourrait être 
retenue par les autorités britanniques si un accord est trouvé 
avec les Européens, a-t-on appris de source diplomatique.  
    De son côté, la France a fait du respect des traités 
européens actuels et de la non interférence de la 
Grande-Bretagne dans la zone euro ses lignes rouges dans les 
discussions avec Londres pour éviter un "Brexit". 
    Lors du Conseil européen, il ne pourra y avoir ni ajustement 
ni négociation sur les demandes britanniques liées au 
référendum, a déclaré François Hollande début février.     
    Le président français repousse également toute idée d'un 
"veto" des pays hors zone euro à l'égard de ceux ayant adopté la 
monnaie unique. 
    Des avancées ont été constatées sur cette dernière question, 
soulignait lundi une source diplomatique française, qui évoquait 
en revanche des difficultés concernant les réglementations 
financières.   
    Les discussions se basent sur un texte préparé par Donald 
Tusk, dont une troisième version doit être présentée mercredi, à 
la veille de l'ouverture du Conseil européen.  
    Les dernières enquêtes d'opinion soulignent un resserrement 
de l'écart entre les partisans et les opposants à une sortie des 
Britanniques de l'Union.  
    Quarante-neuf pour cent voteraient pour le maintien de leur 
pays dans le bloc européen, contre 41% pour une sortie, selon un 
sondage de l'institut Comres pour la chaîne ITV News rendu 
public lundi. Lors du précédent sondage de cet institut, 54% des 
sondés se prononçaient pour le maintien dans l'UE et 36% contre. 
 
 (Elizabeth Pineau, avec Paul Taylor, édité par Simon Carraud) 
 
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