Constancio (BCE) prudent quant au rally post-Trump des marchés

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 (Actualisé avec des détails) 
    FRANCFORT, 14 novembre (Reuters) - Les marchés financiers 
jugent que la victoire du républicain Donald Trump à la 
présidentielle américaine la semaine passée pourrait être un 
plus pour la croissance économique mais l'Europe et les pays 
émergents risquent de souffrir d'un éventuel protectionnisme 
américain, a déclaré lundi le vice-président de la Banque 
centrale européenne (BCE). 
    "Il faudrait se garder de tirer hâtivement des conclusions 
positives à partir de cette évolution du marché parce qu'elle 
n'implique pas forcément que l'économie mondiale jouira d'une 
reprise accélérée avec une croissance plus élevée", a dit Vitor 
Constancio, à l'occasion d'une manifestation à Francfort. 
    "Pour l'instant, cette évolution va dans le sens d'une 
hausse de la croissance américaine mais dans le contexte d'une 
politique du style 'l'Amérique d'abord'", a-t-il ajouté, 
observant que des risques et incertitudes considérables menacent 
toujours la stabilité financière.  
    Cela étant, Constancio a confirmé sa prévision d'une reprise 
continue de la zone euro et d'une inflation "bien supérieure à 
1%" d'ici au printemps 2017, contre 0,5% actuellement, pour 
autant que "les retombées potentiellement négatives de 
l'incertitude mondiale actuelle" ne se concrétisent pas.  
    Le vice-président a appelé de ses voeux des politiques 
économiques "plus expansionnistes" pour soutenir la croissance. 
    Il n'y a pas lieu, selon lui, de réagir à la forte et 
récente hausse des rendements obligataires souverains, la 
pentification de leur courbe se justifiant par les ambitions 
économiques affichées par Donald Trump et n'étant pas mauvaise 
pour les banques. 
    Cette brusque remontée des rendements obligataires provoquée 
par l'élection à la présidence des Etats-Unis de Donald Trump, 
qui a promis des politiques expansionnistes susceptibles de 
relancer l'inflation, a amputé la capitalisation obligataire 
mondiale de plus de 1.000 milliards de dollars et propulsé les 
taux de référence à des niveaux oubliés depuis des mois. 
     
     
 
 (Francesco Canepa et Balazs Koranyi, Wilfrid Exbrayat pour le 
service français) 
 
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