Consommation d'énergie: l'électroménager français mal étiqueté

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Alors que la consommation d'électricité des produits électroménagers a doublé en 25 ans, une étude publiée par l'association UFC-Que Choisir montre que l'information fournie aux consommateurs ne leur permet pas de bien choisir leurs appareils.

La question n'a jamais été autant d'actualité à quelques mois de la COP 21. Alors que la consommation d'électricité des appareils électroménagers a doublé depuis 1990, l'information fournie aux consommateurs afin de choisir des produits moins énergivores est aujourd'hui clairement remise en cause. Les résultats du projet MarketWatch, dont l'association UFC-Que Choisir est membre, montre les failles du système. Après le contrôle de plus de 3400 produits (TV, machines à laver, fours...) vendus en France, plus d'un sur deux (56%) s'est révélé non conforme à la loi européenne en matière d'étiquetage énergétique. La moyenne européenne est un tout petit peu meilleure (48%), mais le constat est clair: l'étiquette ne permet pas aux consommateurs de bien choisir.

Information erronée ou absente

L'enquête fait la distinction selon les modalités d'achat des appareils, dans un magasin physique et sur un site internet. La différence est frappante. Si les magasins physiques affichent un taux de conformité de 72%, la vente en ligne, elle, révèle un taux de seulement 10%. Sur internet, près de huit étiquettes sur dix ne sont pas conformes, même sur des sites comme Rue du commerce, Amazon, ou ceux des grandes enseignes. Dans les magasins, le problème est plus souvent l'absence totale d'affichage. Un produit sur cinq n'a ainsi aucune étiquette. Pire, lorsqu'elles existent, les étiquettes énergétiques sont parfois placées dans des endroits peu visibles par le consommateur comme à l'intérieur du produit, ou alors dans un format incorrect. Les plus mauvais élèves sont les grandes surfaces avec 25 à 30% de produits non étiquetés.

«L'objectif est maintenant d'aller vers plus de contrôles de la part de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, ndlr) et surtout que la Commission européenne bouge sur la question. Une directive est à l'étude pour donner une définition plus précise et permettre de simplifier l'affichage», explique Cédric Musso à l'UFC-Que Choisir. La DGCCRF assure qu'elle effectue déjà des contrôles. Selon ses dernières statistiques, le taux d'anomalie dans l'étiquetage atteint 25,5%, ce qu'elle juge «déjà énorme». Pourtant ce n'est que la moitié du taux d'erreur recensé par le rapport de L'UFC-Que Choisir.

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