Conseil économique et social : toujours plus de privilèges !

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Conseil économique et social : toujours plus de privilèges !
Conseil économique et social : toujours plus de privilèges !

EN 2010, lors de son arrivée à la présidence du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Jean-Paul Delevoye l'avait dit et répété : le conseil a cinq ans pour prouver son utilité. Faute de quoi, ajoutait l'ex-médiateur de la République, « l'institution disparaîtra ». A l'époque, l'ancien ministre gaulliste parlait de la nécessité, pour les conseillers élus, de rendre davantage d'avis pertinents afin d'éclairer les choix du gouvernement. Aujourd'hui, la polémique grandit sur un autre thème, tout aussi dangereux pour l'institution : celui des privilèges perçus par les 150 agents (accueil, nettoyage, cadres, etc.) du Cese.

Pourtant, une secrétaire générale, chargée de tenir les rênes de la maison, Annie Podeur, a été nommée en 2012 afin de réduire les coûts de fonctionnement du palais d'Iéna. Mais, en réalité, le nouveau référentiel, c'est-à-dire le document récapitulant toutes les primes et les salaires des agents du Cese, dont nous dévoilons en exclusivité les grandes lignes, permet de découvrir noir sur blanc l'ampleur des avantages historiques (le salaire moyen annuel net est de 48 000 ?), mais aussi... les nouveaux cadeaux accordés récemment. Il a été adopté le mois dernier avec l'aval de 4 des 6 syndicats maison.

Comment en est-on arrivé là ? En lançant de front quatre chantiers de choc (primes, horaires de travail...), souvent à la hussarde, Annie Podeur a très vite fédéré toute une maison contre elle : pluie de tracts syndicaux, consultations pour souffrance au travail, explosion des arrêts maladie, et même, début 2013, plainte pour harcèlement de la part d'un ancien chef de service... Face à l'envolée des risques psychosociaux, les syndicats ont demandé et obtenu la nomination d'un cabinet spécialiste des risques psychosociaux (Technologia). Soucieuse d'éteindre l'incendie qu'elle a allumé -- et qui pourrait bien finir par la dévorer --, Annie Podeur a donc finalement ...

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  • mlemonn4 le mercredi 12 mar 2014 à 11:07

    Le Sénat, CESE, CDC, BDF, les agences, élus, politiques... et j'en passe; le cancer français de nos finances publiques au service des intérêts de nos serviteurs de l'Etat (haute administration) et syndicats (achetés!) au niveau de salaires élevés pour glandouiller aux frais de la princesse sur le dos du contribuable! Amusez-vous un jour à faire le calcul du coût pour la France tout ce système de planqués en termes d'investissement, d'innovation, de déficit et de dettes mais surtout d'emplois!

  • charleco le mercredi 12 mar 2014 à 09:25

    L'administration nous pèle! Et pour la nourrir, on nous taxe, on nous impose, on ne revalorise pas les retraites et on crée de nouveaux comités, de nouvelles commissions et de nouveaux fonctionnaires. On nous refait l'union soviétique avec un nouveau KGB.

  • acheach le mercredi 12 mar 2014 à 09:17

    Voila tout est dit ... Le CANCER de la France il est LA et pas ailleurs ... Nous avons besoin d hopitaux de policiers de creches de pompiers etc ... Mais les VRAIS PARASITES SONT DANS L ADMINISTRATION ET LA POLITIQUE VOILA !