Conscient de son incapacité à rassembler la gauche, Hollande renonce à un second mandat

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François Hollande le 1er décembre sur France 2.
François Hollande le 1er décembre sur France 2.

La décision historique du chef de l’Etat de ne pas se présenter à l’élection présidentielle ouvre une période d’incertitude à gauche.

C’est la saison des testaments politiques. Après Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, François Hollande a livré le sien aux Français, jeudi 1er décembre, dans un discours de renoncement à ses ambitions de réélection en 2017. « J’ai décidé de ne pas être candidat à la présidentielle », a-t-il déclaré au terme d’une allocution solennelle d’une dizaine de minutes, depuis l’Elysée.

C’est la première fois qu’un chef de l’Etat, après un seul mandat, renonce de lui-même à briguer sa propre succession. Cette décision est tout à la fois l’aveu d’un terrible échec, la marque d’une certaine lucidité et un saut dans l’inconnu.

Un échec, car après cinq années au pouvoir, François Hollande est dans l’incapacité de se représenter, faute de popularité auprès des Français, de soutiens dans sa majorité et de crédibilité dans sa pratique du pouvoir.

Une forme de lucidité, parce que le chef de l’Etat montre au moment où on ne l’attendait plus qu’il entend ce que le pays dit de lui. Un saut dans l’inconnu enfin, car s’ouvre à gauche une grande période d’incertitude, durant laquelle le premier ministre, Manuel Valls, est pressenti pour prendre la relève, sans que cela s’impose comme une évidence.

Sa meilleure prestation Les discours d’adieu sont toujours les plus émouvants. Et celui-ci n’a pas dérogé à la règle. François Hollande a attendu le dernier moment de son quinquennat – qui symboliquement a pris fin ce jeudi soir – pour livrer ce qui restera quasiment comme sa meilleure prestation.

Hauteur...

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  • bobded il y a 13 heures

    Conscient de son incapacité à gouverner la France plutot