"Conjuring", plongée horrifique et "véridique" dans une maison hantée

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Les dossiers Warren seront rouverts à partir du 21 août dans "Conjuring". 2013 Warner Bros. Entertainment Inc. All Rights Reserved.
Les dossiers Warren seront rouverts à partir du 21 août dans "Conjuring". 2013 Warner Bros. Entertainment Inc. All Rights Reserved.

(AFP) - Avant la terrifiante "maison du diable" d'Amityville, le célèbre couple américain de chasseurs de fantômes Ed et Lorraine Warren ont travaillé dans les années 1970 sur un autre cas de maison hantée, relaté quarante ans plus tard dans le film "Conjuring".

Malgré les milliers d'enquêtes paranormales qu'il assurent avoir menées, les Warren et leurs aventures n'ont été que peu exploités jusqu'à présent par le cinéma.

Les choses sont sur le point de changer avec "Conjuring", qui sort mercredi en France, et qui inaugure une probable série de films sur les exploits du "démonologue" Ed et de son épouse voyante, Lorraine.

Présenté comme un de leurs premiers cas, "Conjuring", réalisé par James Wan, suit la terrifiante aventure de la famille Perron, dont la maison est hantée par un esprit démoniaque et qui place dans les Warren son dernier espoir de salut.

Ed, décédé en 2006, est interprété par Patrick Wilson et Lorraine par Vera Farmiga. Le film est adapté d'un livre d'Andrea Perron, l'une des cinq filles de la famille.

Patrick Wilson affirme que le fait de travailler sur des événements paranormaux "véridiques", ou présentés comme tels, "n'a pas changé (ses) croyances". "Je n'ai jamais vu de fantôme, esprit ou autre chose de ce genre. Mais il y a eu des affaires où les enquêteurs n'ont jamais trouvé de réponses" rationnelles à leurs questions, déclare-t-il à l'AFP.

Entouré de démons

"Tout cela fait partie d'une même croyance selon laquelle d'autres forces (que les vivants) sont à l'oeuvre ici-bas. Je ne pense pas que nous soyons seulement des animaux. Je pense qu'il y a une autre existence ou une autre force, appelez-la comme vous voulez", poursuit-il.

Pour l'acteur, croire ou non dans les phénomènes paranormaux n'a aucune incidence sur sa démarche d'acteur. "Ed Warren y croyait, donc j'y crois, un point c'est tout", dit-il.

"C'est la seule façon d'aborder un rôle. Votre premier devoir, comme acteur, est de ne pas juger le personnage que vous interprétez. Que vous soyez un type bien ou une crapule, un tueur en série ou un humoriste, il faut jouer la vérité de la situation", explique-t-il.

Les acteurs ont bénéficié des conseils et confidences de Lorraine Warren, qui poursuit à 86 ans le travail commencé avec son mari.

Patrick Wilson, qui n'a pas le physique rond et massif d'Ed Warren, a préféré s'intéresser au caractère du personnage pour mieux l'incarner.

"C'était un homme très fort, avec une détermination d'acier, un catholique dévot et un père et mari dévoué. J'ai pu me raccrocher à cela", dit-il. "Et puis il y avait aussi ce côté plus léger. Il était entouré de démons et d'esprits malfaisants mais il adorait s'amuser et blaguer".

Andrea Perron reconnaît pour sa part que "la partie la plus angoissante du projet a été de devoir raconter l'histoire de (ma) famille à des étrangers".

Mais pour terrifiant que soit le film, elle assure que "personne dans (sa) famille n'a été choqué, perturbé ou effrayé par ce qu'(ils) ont vu à l'écran. Je peux vous dire que ce qui s'est passé dans cette maison est bien plus terrifiant que ce que montre le film", assure-t-elle à l'AFP.

Comme le rappelle Patrick Wilson, le cas de Perron "est juste la partie émergée de l'iceberg. Ces gens ont enquêté sur des milliers de cas et celui-ci est juste l'un des plus mémorables".

rr/fa/ed

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