Congrès PS : comment Hollande analyse la victoire de Cambadélis

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La ligne Cambadélis est nettement plus à gauche que celle de Manuel Valls. Elle rejette dans la minorité aussi bien les frondeurs que les sociaux-libéraux.
La ligne Cambadélis est nettement plus à gauche que celle de Manuel Valls. Elle rejette dans la minorité aussi bien les frondeurs que les sociaux-libéraux.

François Hollande ne peut pas se désintéresser de la tambouille du PS. Au lendemain du premier tour, en prenant connaissance des résultats qui donnaient la motion A de Cambadélis en tête avec 60 % des suffrages exprimés, le chef de l'État a eu cette phrase : "Les problèmes de Manuel (Valls, NDLR) avec les frondeurs s'éloignent. Mais il a désormais un gros caillou dans la chaussure : c'est Cambadélis." Hollande anticipe par là l'après-2017. Comment Manuel Valls pourra-t-il être désigné, à l'avenir, dans l'après-Hollande, comme le porte-étendard d'un Parti socialiste dont la ligne politique, imprimée par Cambadélis, est à l'opposé de toutes ses idées ?

Il y a ici une équation assez insoluble pour le Premier ministre, repoussé vers la droite du parti. L'axe Cambadélis-Aubry a, en effet, rejeté le social-libéralisme de Manuel Valls ou d'Emmanuel Macron. Si François Hollande échoue à se faire réélire en 2017, Jean-Christophe Cambadélis sera toujours là rue de Solferino et il aura même eu le temps de cadenasser l'appareil. Autrement dit, Manuel Valls va devoir composer avec "Camba" s'il veut que le parti se mette à son service et serve ses ambitions pour 2022... C'est en cela que François Hollande peut dire que le premier secrétaire est bien un "gros caillou dans la chaussure" de Valls.

Montebourg et Hamon coincés dans la minorité

Qui d'autre pourrait émerger de l'après-Hollande ?...

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