Congrès du PS : Hollande, l'étouffeur en chef

le
0
François Hollande et Martine Aubry : le chef de l'État est passé maître dans l'art d'étouffer ses adversaires.
François Hollande et Martine Aubry : le chef de l'État est passé maître dans l'art d'étouffer ses adversaires.

François Hollande, c'est l'adversaire qu'on ne voit pas venir. Le joueur de contre. Le suceur de roue qui remporte les classiques sans endosser le poids de la course. L'homme qui gagne sans toucher le ballon par un but de raccroc dans les arrêts de jeu. Un maître dans l'art de l'étouffement. Tous ceux qui l'ont affronté lors des congrès du PS le savent. À l'Élysée, pourquoi changerait-il de tactique ? Il n'y a qu'à voir son tableau de chasse à l'heure où se prépare le prochain congrès du Parti socialiste, à Poitiers, début juin.

Martine Aubry : Elle pouvait lui faire vivre un enfer à Poitiers. En définitive, elle s'est rangée derrière Jean-Christophe Cambadélis, le candidat de Hollande pour la direction du parti, dans la nuit de vendredi à samedi, à 3 heures du matin.

LIRE aussi notre article "Martine Aubry à l'heure de "la retraite" Benoît Hamon : Il n'est pas parvenu à s'imposer à la tête des frondeurs. C'est finalement Christian Paul, sympathique mais inoffensif pour Hollande, qui est le premier signataire de la motion des frondeurs. Paul avait ceci de supérieur qu'il est fidèle à son combat contre la politique de l'offre et donc acceptable par l'aile gauche du parti (Emmanuelli, Maurel, Guedj, Lienemann...).

LIRE aussi notre article "Dans la peau d'un frondeur"

Arnaud Montebourg : L'ancien ministre n'attendait que la primaire pour sortir du bois. Pour l'instant, la primaire du PS est en bonne...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant