Congrès des maires : "Nous sommes vraiment désespérés"

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Des maires coiffés d'un bonnet rouge en signe de protestation, le 19 novembre 2013 au 96e congrès des maires.
Des maires coiffés d'un bonnet rouge en signe de protestation, le 19 novembre 2013 au 96e congrès des maires.

Comme tous les congrès, celui de l'Association des maires de France (AMF), qui se tient jusqu'à jeudi soir à Paris, comporte son lot de conférences plus ou moins ennuyeuses et de débats plus ou moins artificiels. Nombre d'élus avouent n'y aller que "par acquit de conscience", se demandant parfois "à quoi ça sert". Le congrès de l'AMF a néanmoins bel et bien une utilité : offrir aux maires une tribune d'expression et au pouvoir en place une prise de pouls de l'humeur des 36 769 communes de l'Hexagone. Les échanges animés qui ont eu lieu tout au long de ces quatre jours ont de quoi inquiéter, encore un peu plus, le gouvernement Ayrault. Car si le Premier ministre n'a pas eu à souffrir de trop de sifflets lors de sa venue mardi, il a tout de même été reçu dans une atmosphère très lourde, chargée d'exaspération et de reproches. Des reproches passionnément formulés devant Anne-Marie Escoffier et Marylise Lebranchu, ministres en charge du projet de loi de décentralisation, qui participaient aux débats de mercredi sur les thèmes de l'intercommunalité et de la place de l'État dans l'organisation territoriale. L'une et l'autre ont eu beau essayer de rassurer leur public en chantant les louanges des communes, "cellules vivantes" qu'"il n'est pas question une seconde" de fragiliser, l'heure était à la défiance. En cause notamment, le transfert de plusieurs compétences communales, comme les plans locaux d'urbanisme, vers les intercommunalités, et...

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