Congrès des avocats : Macron joue les démineurs

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Le ministre de l'Économie Emmanuel Macron.
Le ministre de l'Économie Emmanuel Macron.

Le 1er Congrès des avocats se tenait à la Maison de la Mutualité dans le 5e arrondissement, il succède aux assemblées générales extraordinaires habituellement organisées par le Conseil national du barreau (CNB). À 8 h 30, des avocats en robe de fonction manifestaient déjà devant l'entrée. Leur plainte vise surtout la garde des Sceaux, et sa réforme de l'aide juridictionnelle. Mais la loi Macron et ses mesures concernant les avocats ne font pas non plus l'unanimité, et le ministre de l'Économie, qui a dû se mettre au droit, fait figure d'accusé.

Le goût de la liberté

C'est Pascal Eydoux, président du Conseil national du barreau, qui intervient en premier. S'adressant directement à Emmanuel Macron, il rappelle que la profession d'avocat est la « seule profession réglementée sur un marché concurrentiel », contrairement à « nos amis notaires et huissiers qui sont protégés par des monopoles injustifiés ». Il précise fièrement : « Les avocats ne reconnaissent aucune tutelle, ils sont indépendants, ce n'est pas leur problème, mais leur mérite ! » Applaudissements dans la salle.

Le ministre de l'Économie prend la parole et rebondit sur cette revendication : « Vous avez ce goût pour la liberté et je le partage. Mais quand on est libres et qu'on ne revendique pas de tutelle, eh bien, ça demande beaucoup de responsabilités. » La suite de son discours est une défense point...

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