Congrès de l'AMF : la grande déprime des maires de gauche

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Les élections municipales de 2014 figurent désormais en bonne place dans le palmarès des roustes de la gauche.
Les élections municipales de 2014 figurent désormais en bonne place dans le palmarès des roustes de la gauche.

Pas facile de trouver un maire socialiste au 97e congrès de l'Association des maires de France (AMF). "Ils sont en voie de disparition", s'amuse un élu sans étiquette. Et pour cause, les élections municipales de 2014 figurent désormais en bonne place dans le palmarès des roustes de la gauche. Si les scrutins intermédiaires ne sont jamais une partie de plaisir pour le parti au pouvoir, ce résultat a donné aux maires de gauche l'impression d'avoir été les victimes par ricochet d'un exécutif qui pulvérise tous les records d'impopularité, et de ses réformes qui impactent les communes. "Sur le terrain, on nous fait payer le fait d'être de gauche", déplore Pierre Herraiz, adjoint au maire de Saint-Gervais-la-Forêt (Loir-et-Cher).

Quant à l'absence de Ségolène Royal, venue accueillir le pape à Strasbourg alors qu'elle devait participer à un débat au Palais des expositions, elle a fait grincer des dents.

Certains maires de partis alliés à la majorité font également le reproche aux socialistes de ne pas partager le pouvoir, notamment au sein des intercommunalités. "C'est comme le gouvernement. Ils font des promesses qui ne sont pas tenues. On n'est des alliés qu'à la veille des élections" dénonce Hervé Ozil, maire Europe Écologie-les-Verts de Lagorce en Ardèche.

"Montrer l'exemple"

La déconnexion entre élus locaux et nationaux alimente les rancoeurs. Certes, les gouvernements se suivent, et les reproches qui leur sont adressés par...

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