Confondu par la paume de sa main 27 ans après un crime

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STRASBOURG (Reuters) - Un homme soupçonné d'avoir étranglé une étudiante et violé une fillette en 1986 à Strasbourg a été présenté vendredi à un juge d'instruction et mis en examen, a annoncé le procureur de Strasbourg.

Le parquet a requis son placement en détention.

Ce père de famille divorcé de 50 ans, qui vivait près de Bordeaux et travaillait comme intérimaire, a été confondu par une empreinte palmaire laissée sur les lieux du meurtre.

Interpellé lundi et transféré à Strasbourg vendredi, il reconnaît seulement avoir été présent sur les lieux des deux crimes.

Ses explications "se limitent à reconnaître sa participation aux faits de cambriolage qui ont été commis sur ces deux lieux et à nier toute participation aux faits de nature criminelle, excipant qu'il n'était pas seul", a expliqué le procureur Michel Senthille lors d'un point de presse.

Le quinquagénaire a été mis en examen pour meurtre, tentative de meurtre et violences, a-t-il précisé.

Dans la nuit du 21 au 22 janvier 1986, un individu avait violé et tenté d'étrangler une fillette de 11 ans en s'introduisant dans un appartement du centre de Strasbourg, pendant le sommeil de ses occupants.

Deux mois plus tard, dans la nuit du 17 au 18 mars, un homme s'était introduit dans un appartement du quartier de la Robertsau où il avait étranglé une adolescente de 17 ans puis tenté de s'en prendre à sa soeur plus âgée dont les cris l'avaient mis en fuite.

Le modus operandi avait amené la police à lier les deux dossiers.

Christophe Allain, directeur du service régional de police judiciaire de Strasbourg, a expliqué que les enquêteurs disposaient d'une empreinte et d'un enregistrement vocal du meurtrier présumé, qui avait revendiqué son acte auprès de la famille de la victime.

"La police judiciaire s'efforce toujours pour ces dossiers criminels de les faire vivre en proposant différents actes au juge d'instruction", a-t-il ajouté pour souligner que les faits échappaient à la prescription.

C'est l'entrée des empreintes palmaires au fichier automatisé des empreintes digitales, en 2010, puis un vol "banal" commis par le Bordelais en 2011, qui ont permis in fine de relancer le dossier en 2012.

"La technicienne a présenté l'empreinte palmaire en la retournant et le fichier nous a proposé un candidat", a raconté le directeur du SRPJ.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

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