Conflit social : le patron de la SNCF Guillaume Pepy sur la sellette

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Conflit social : le patron de la SNCF Guillaume Pepy sur la sellette
Conflit social : le patron de la SNCF Guillaume Pepy sur la sellette

Les jours de Guillaume Pepy à la tête de la compagnie ferroviaire sont-ils comptés ? Selon nos informations, le gouvernement n’apprécie que très modérément les états d’âme et les exigences du patron du ferroviaire français.

 

Désavoué ce week-end par l’Etat, qui a repris à son compte les négociations sur les conditions de travail à la SNCF afin de trouver une issue à la grève illimitée lancée mardi soir par la CGT-Cheminots, l’Unsa et SUD-Rail, Guillaume Pepy a réclamé à l’Etat des contreparties financières. Le PDG de la SNCF estime en effet impossible de préparer de manière satisfaisante son entreprise à la concurrence sans améliorer la productivité de ses cheminots. Or l’accord trouvé entre le ministère des Transports et la CFDT, samedi dernier, entérine les conditions de travail actuelles des salariés de la SNCF.

 

En contrepartie, Guillaume Pepy demande donc à l’Etat de reprendre à sa charge une partie de la dette du ferroviaire, qui a atteint la somme faramineuse de 50 Mds€. Pas vraiment du goût du pouvoir. « Il n’y a pas de négociations à avoir entre la direction de la SNCF et le gouvernement », estime-t-on du côté de l’Etat. Une mise au point suivie d’un état des lieux très critique : « Le schéma tracé depuis plusieurs mois n’a pas été suivi. Avant que nous prenions la main, aucune ligne n’avait été écrite sur l’accord que l’entreprise doit conclure avec les syndicats. » Bref, autant dire que le lien entre l’Etat actionnaire et le PDG de l’entreprise publique n’a jamais été aussi ténu. D’ailleurs, selon plusieurs sources bien informées, Guillaume Pepy a fait plus que menacer de démissionner le week-end dernier. « Il a présenté sa démission, mais on lui a fait comprendre qu’on ne partait pas en pleine négociation. » Si les deux parties se sont laissé jusqu’à lundi pour trouver un accord global, les points de convergences semblent réduits. ...

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  • awsdf il y a 6 mois

    @abacchia: malheureusement celà va être un gouffre pour les contribuables, car la SNCF même déficitaire restera toujours. Les fonctionnaires de la SNCF sont à ce jour légalement invirables. C'est donc à nous de payer pour les engraisser et les voire couler des boites du privé avec leurs grêves abusives. Que chacun dépose un recours contre la CGT avec demande d'indemnisation et préjudice.

  • abacchia il y a 6 mois

    Que la SNCF, avec ses coûts actuels pharamineux, ne puisse survivre à l'ouverture totale à la concurrence est une certitude, et ce ne sera que tant mieux pour les finances des contribuables qui ne cessent de réinjecter, année après année ou presque. Après tout, quelques milliers de salariés sur le carreau ne feront qu'un tableau de chasse de plus (au crédit (sic) de la CGT !

  • lorant21 il y a 6 mois

    Il aurait du démissionner avec les accidents de Brétigny et Strasbourg.. Je souhaite bien du plaisir à son remplaçant. De toute façon, c'est la CGT qui gère et coule l'entreprise.

  • MIKE3000 il y a 6 mois

    François XXL trouvera bien un Voltairien pour le remplacer!

  • d.jousse il y a 6 mois

    Quand la politique met son nez dans les affaires d"une entreprise mieux vaut laisser la clé. Guillaume Peppy a raison, il doit partir et tout de suite. De toute façon la SNCF est un pot de pus. tout le monde rêve de voir ce tas de privilégiés payés avec nos impôts se ramasser.

  • jmlhomme il y a 6 mois

    Il serait scandaleux qu'il reste, non pas par incompétence mais par incapacité à tenir sa mission d'entreprise. Notre économie étatique doit être entierement revue.... C'est un pouvoir décadent incapable de prendre en compte les enjeux économiques des 30 prochaines années.

  • jphr63 il y a 6 mois

    évidemment on sacrifie celui qui veut faire avancer cette entreprise...malheureusement pour la sncf, lorsque le marché va être libre, c'est messieurs super avantagés par rapport au salarié lambda, vont se retrouver au chômage.La CGT aura encore fait du bon travail....