Conflit entre pêcheurs français et britanniques : ces coquilles de la discorde

le , mis à jour à 08:14
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Conflit entre pêcheurs français et britanniques : ces coquilles de la discorde
Conflit entre pêcheurs français et britanniques : ces coquilles de la discorde

L'animation sur les quais, à Barfleur (Manche), suit comme d'habitude le cycle des marées. Les chalutiers rentrent au port. Des caisses de poissons et de coquillages sont préparées, prêtes à prendre la route vers les étals de l'Hexagone. Pourtant, il ne faut pas longtemps pour comprendre que l'atmosphère n'est pas au beau fixe. Dès que les hommes mettent le pied à terre, les conversations sont houleuses.

 

C'est qu'à quelques miles d'ici, au large des côtes de la Manche, le coquillage le plus prisé, la coquille Saint-Jacques, est depuis quelques semaines au coeur d'une guerre froide entre pêcheurs français et britanniques. Les premiers, soumis à des normes plus strictes, accusent les seconds, anglais et irlandais, de profiter de ce déséquilibre pour s'adonner à un pillage organisé dans les eaux françaises. « Nous sommes contraints par la loi française de ne pas pêcher le week-end et sommes limités à des quotas stricts. Un bateau de 15 m, comme le nôtre, ne peut pas rapporter plus de 8 t maximum par semaine, explique Alain Rigault, pêcheur à Barfleur. Pendant ce temps, les Anglais n'ont aucune limitation. Ils pêchent quand ils veulent et autant qu'ils veulent ! Certains bateaux rapportent jusqu'à 60 t par semaine ! »

 

Appel à l'Etat et à l'Europe

 

Alors que la pêche à la coquille est ouverte depuis trois semaines, Alain Rigault n'arrive déjà plus à rapporter ses 8 t autorisées, « parce que les Anglais ont déjà bien entamé le gisement ». Il a déjà fait ses comptes : à ce rythme, son manque à gagner sera de 50 000 € à 60 000 € cette année. Il reste que le problème est complexe. « Les pêcheurs britanniques ne sont pas dans l'illégalité. Du coup, ils n'ont aucune raison de s'arrêter. Et cette ressource qu'on s'applique à préserver depuis des décennies, ce n'est pas leur problème, résume Daniel Lefèvre, président du comité régional des pêches et des cultures marines de ...

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  • jpc50 il y a un mois

    Le fameux "fair play" anglais ne peut, à leurs yeux, n'être qu'en leur faveur et à leur profit exclusif. Ces gens ne seront jamais des partenaires pour qui que se soit, sauf occasionnellement avec un gogo quelconque au dépens d'un tiers. !! english get away quickly !!

  • M2061328 il y a un mois

    actuellement " Les pêcheurs britanniques ne sont pas dans l'illégalité", ce sera quoi dans 2 ans, après la fin de la sortie de l'Europe/Le brexit - Et l'Europe a fait de tels accords va comprendre

  • M5242384 il y a un mois

    piller la resource europeene avant de quitter l'europe; c'est quand meme un comble de laisser faire.

  • erem il y a un mois

    La France et l'Europe dans toute leur splendeur ....Le CETA, ça promet !

  • gustav10 il y a un mois

    Voilà encore une belle distorsion de concurrence que les hauts fonctionnaires français et européens sont incapables de traiter .