Conférence sur l'impact des armes nucléaires, boudée par Russie et France

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VIENNE, 8 décembre (Reuters) - Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne participent pour la première fois, ce lundi et mardi, à une conférence internationale sur l'impact humanitaire des armes nucléaires, à Vienne. La Russie, la France et la Chine boudent cette réunion, qui se déroule à Vienne en présence de 157 pays. Cette conférence est la troisième d'une série initiée en 2013. La participation de deux des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies est un "premier succès" pour cette conférence, a estimé le chef de la diplomatie autrichienne, Sebastian Kurz, en ajoutant qu'"il est grand temps de passer des mots aux actes". En vertu du traité de non prolifération (TNP) nucléaire de 1970, les cinq pays dont il était reconnu, à l'époque, qu'ils disposaient d'un arsenal nucléaire se sont engagés à éliminer leurs bombes atomiques, tandis que les autres pays promettaient de ne pas chercher à en mettre au point. Une conférence de suivi du TNP est prévue pour l'année prochaine. L'arsenal nucléaire américain a été réduit de 85% par rapport au pic enregistré durant la guerre froide, a déclaré un responsable américain la semaine dernière. Mais, estime Rose Gottemoeller, sous-secrétaire d'Etat américaine chargée des questions de désarmement, "c'est encore trop et nous le savons". Dans le même temps, déclare Angela Kane, haute représentante des Nations unies pour le désarmement, les pays qui n'ont pas la bombe sont "de plus en plus mécontents" de voir qu'il n'y a pas actuellement de négociations sur le désarmement. Il semble, dit-elle, que les pays qui ont l'arme atomique "ne considèrent pas réellement que le TNP implique une obligation de désarmement", a-t-elle déclaré à Reuters. (Fredrik Dahl; Eric Faye pour le service français)

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