Conférence de presse Hollande : deux heures pour du beurre

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François Hollande a tenu sa quatrième conférence de presse dans la salle de réception de l'Élysée.
François Hollande a tenu sa quatrième conférence de presse dans la salle de réception de l'Élysée.

Sous les lustres et les dorures de la salle des fêtes de l'Élysée, les ministres prennent place à l'heure, 17 heures. Le novice Emmanuel Macron papote avec Laurent Fabius et Manuel Valls. Christiane Taubira, Ségolène Royal et Marisol Touraine, toutes les trois vêtues couleur vert d'eau, sont plus sages. Michel Sapin a laissé ses traditionnelles chaussettes rose pétard au placard, optant pour un mauve plus social-démocrate. La presse, quelque 350 journalistes, patiente depuis 1 h 30. Il ne manque que les trois coups de bâton à l'entrée du président, à 17 heures 10, pour être parfaitement au théâtre.

Lors de sa précédente conférence de presse géante, le 14 janvier, alors que, déjà, sa vie privée agitait la sphère politique et médiatique et stupéfiait l'opinion, François Hollande avait réussi à reprendre la main en assumant sa politique de l'offre, en s'assumant social-démocrate. Celle de ce jeudi était donc très attendue. Déception. François Hollande a certes imposé un long mais indispensable propos liminaire sur la situation internationale, précisant ce qu'allait être l'action de la France en Irak - un soutien aérien à la coalition.

"C'est dur"

Mais, pour le reste, on retiendra que la situation dont le président de la République a hérité n'était "pas facile." Ce fut sa première anaphore. Que tenir son rôle, exercer le pouvoir, "c'est dur". Ce fut sa seconde anaphore, conclue par : "Ça a été dur de changer de Premier...

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