Conférence de Lima : accord in extremis sur la réduction des émissions de CO2

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Conférence de Lima : accord in extremis sur la réduction des émissions de CO2
Conférence de Lima : accord in extremis sur la réduction des émissions de CO2

En sport, on parlerait d'une décision dans les arrêts de jeu. Il aura fallu prolonger de plus de trente heures la conférence de l'ONU sur le climat, qui se tient depuis deux semaines à Lima (Pérou), pour que les participants concluent un accord. Les 196 délégations participant à la COP20 (20e conférence des parties) ont adopté un texte fixant le format de leurs futurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le ministre péruvien de l'Environnement, Manuel Pulgar-Vidal, qui présidait la conférence, a annoncé cette issue positive ce dimanche matin. Un projet de texte, qui servira de document de base aux négociations préalables au sommet de Paris sur le climat fin 2015, a aussi été adopté. «Le fantôme de Copenhague s'éloigne et l'espoir d'un succès à Paris se rapproche», a déclaré Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères qui avait décidé de retarder son retour en France. 

Comment financer l'aide aux pays du Sud

Ces deux semaines de pourparlers intenses ont longtemps buté sur un clivage entre pays du Nord et du Sud. Les délégations ont finalisé un texte acceptable par tous, encadrant la forme des engagements que les pays prendront en 2015 sur les réductions d'émissions de CO2 : périmètre, contenu, mode d'évaluation.

Les pays du Sud exigeaient que les «contributions nationales» comprennent aussi des actions d'adaptation au réchauffement et des soutiens financiers à leur égard. Ces deux points sont mentionnés dans l'accord, sans pour autant faire l'objet d'obligations. Le groupe Afrique, les petits Etats insulaires, l'Arabie saoudite, les Philippines, le Brésil avaient fortement insisté pour que l'adaptation puisse faire partie des contributions. Le Sud réclamait aussi, sans succès, des précisions sur les canaux de financement qui doivent permettre d'arriver à 100 milliards de dollars d'aide en 2020 et qui restent flous.

Après tout un après-midi ...

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