Condamnations à mort en Chine pour des attaques dans le Xinjiang

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PEKIN, 8 décembre (Reuters) - Huit personnes ont été condamnées à mort en Chine pour avoir participé à deux attaques au couteau et à la bombe au printemps dernier dans la région du Xinjiang, rapporte la presse officielle lundi. Cinq accusés ont été condamnés à la peine capitale "avec sursis", ce qui en principe équivaut à la réclusion à perpétuité. Quatre personnes ont été condamnées à des peines de prison d'une durée inférieure, indique l'agence Chine nouvelle. En avril, une attaque au couteau et à la bombe dans une gare ferroviaire d'Urumqi, la capitale du Xinjiang, avait fait trois morts et 79 blessés. En mai, des explosifs jetés de l'intérieur de deux SUV avaient fait 39 morts sur un marché d'Urumqi. Des centaines de personnes ont été tuées dans cette région autonome de l'ouest de la Chine ces deux dernières années, pour la plupart en raison des violences entre la minorité musulmane ouïghoure et la majorité chinoise. Des attaques ont eu lieu en outre dans d'autres parties de la Chine, notamment à Pékin, de la part d'islamistes du Xinjiang. L'attaque du mois d'avril a été organisée par un membre du Mouvement islamique du Turkestan oriental qui a depuis quitté la Chine, indique l'agence de presse. Le groupe s'était réuni pour regarder des vidéos et s'exercer aux explosifs, indique Chine nouvelle. De nombreux Ouïghours appellent le Xinjiang Turkestan oriental. Le gouvernement chinois met souvent les violences qui ont lieu dans la région sur le compte d'extrémistes indépendantistes. La télévision publique a diffusé des interviews de certains accusés, qui ont dit avoir été entraînés et regretter leurs actes. Pour Dilxat Raxit, porte-parole du Congrès mondial ouïghour dans ce contexte hautement politisé, un procès équitable n'était pas possible. (Megha Rajagopalan et Ben Blanchard; Danielle Rouquié pour le service français)

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