Concordia : «Sans moyens, nous avons procédé à une médecine de guerre»

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TÉMOIGNAGE - Médecin urgentiste à Gap, Frédéric-Arnaud de Busschere est l'un des passagers rescapés du Costa Concordia. Il raconte comment il a pu, malgré la désorganisation des secours, venir en aide aux blessés.

LEFIGARO.FR - Près d'une semaine après le naufrage du Costa Concordia sur lequel vous étiez passager, quel est votre état d'esprit?

Frédéric-Arnaud De BUSSCHERE - Psychologiquement, j'ai besoin de raconter ce qui s'est passé pour mieux comprendre comment nous en sommes arrivés là, alors que nous n'étions pas en situation de risque, mais en croisière de loisirs. Lorsque l'on se trouve sur ce type de bateau, dans un imaginaire de luxe apparent et a priori en toute sécurité, on n'imagine pas une seule seconde que l'on puisse couler. On est persuadé que les membres d'équipage se comportent de manière exemplaire puisqu'ils sont sur leur lieu de travail. Mais il y a eu une accumulation d'erreurs irrattrapables, à commencer par l'accès de folie du capitaine qui a voulu parader devant l'île du Giglio, toutes lumières allumées, et qui ensuite, n'a pas transmis les informations nécessaires à l'envoi des secours.

Comment avez-vous vécu la nuit du drame?

Je n'ai paniqué

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