Concordia : l'île de Giglio transformée en barnum mondial

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REPORTAGE - La pagaille créée par le naufrage du Concordia commence à agacer les habitants. La surchauffe des esprits se fait sentir dans les minuscules bureaux de poste et d'office du tourisme, réquisitionnés par les journalistes pour trouver une connexion internet.

En trois jours, depuis le naufrage du Costa Concordia, vendredi, l'île du Giglio est devenue un camp de fortune animé où la valse des secours se mélange au va-et-vient sautillant des journalistes qui, venus du monde entier, talonnent les pompiers, les habitants et les autorités pour recueillir informations et témoignages. Un barnum qui commence à exaspérer les habitants.

Dans les rues pavées du centre historique, où s'improvisent des bases de repli pour les secouristes, des équipes revêtent et défont leurs tenues d'intervention, éclairant l'½il rond des passants. «On fait comme on peut!», se justifie en petite tenue un membre des équipes chargées d'extraire le gazole du navire échoué. Des chiens de la brigade cynophile passent à côté en reniflant le sol jonché de paquetages et les bas de pantalon des pompiers, qui enjambent tant bien que mal le chaos mis sur le port par un nombre incalculable de véhicules et d'engins.

Le Concordia sème la discorde et la pag...

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