Concordia : après le drame, le tourisme

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L'épave du navire naufragé le 13 janvier devient une attraction morbide pour les vacanciers.

L'assourdissant chaos qui avait envahi la petite île du Giglio après le naufrage du Concordia, le 13 janvier dernier, s'est lentement évanoui pour ne laisser aujourd'hui qu'un fond sonore de marteaux et de scies électriques, désordres rituels de rénovation pour préparer la haute ­saison touristique. Mais le chassé-croisé, encore important, des équipes de protection civile, des pompiers, militaires et policiers avec les techniciens du pompage de carburant du ­bateau fige la réalité de la tragédie toujours présente.

Personne ici n'est prêt d'oublier. «Il s'est échoué là dans les cris et la mort et, remorqué ou pas, il restera ancré dans nos mémoires», lance Giorgio, un habitant de l'île. À ce jour, 7 corps n'ont toujours pas été retrouvés.

Le tourisme morbide qui s'était improvisé au lendemain de la tragédie n'a pas cessé. On prend la journée pour venir voir le gisant de 115.000 tonnes éventré, on prend la pose pour la photo. Italiens et vacanciers d

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  • 66michel le samedi 17 mar 2012 à 10:35

    c'est bien des italiens de se faire prendre en photo devant les restes d'une catastrophes. Ils vont pas en vacances en suisse aussi se faire prendre en photo devant le tunnel? une bande de pauvres d'esprit