Conclusion imminente du contrat Rafale avec l'Egypte

le
1

PARIS (Reuters) - La conclusion d'un contrat de vente d'avions de combat Rafale de Dassault Aviation à l'Egypte est imminente, a déclaré à Reuters une source proche du dossier, selon laquelle une réunion technique ministères-industriels était prévue mardi.

"Ça va se faire, c'est imminent. Pour moi la signature est certaine", a déclaré à Reuters cette source, sans être en mesure de dire si l'annonce de ce premier contrat à l'export pour l'avion de combat français aurait lieu "cette semaine ou la semaine prochaine".

"Il y a cet après-midi une réunion technique au niveau des ministères concernés et des industriels", a-t-elle ajouté, confirmant ainsi une information des Echos sur la tenue d'une telle rencontre visant à finaliser le contrat.

Outre Dassault sont également concernés les groupes Safran et Thales.

Selon le quotidien Le Monde, le président égyptien Abdel Fattah al Sissi aurait approuvé lundi soir le contrat d'achat de 24 Rafale, d'une frégate multimissions FREMM et de missiles MBDA d'un montant de plus de 5 milliards d'euros.

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian avait fait état dimanche de "discussions assez avancées avec l'Egypte" et le délégué général pour l'armement (DGA) s'était déclaré lundi "relativement optimiste".

Mardi, l'entourage du ministère de la Défense estimait qu'il restait "plusieurs jours de dialogue" à mener.

Selon la députée socialiste Patricia Adam, présidente de la commission de la défense à l'Assemblée nationale, l'une des questions à résoudre est celle des délais de livraison.

"L'Egypte a besoin rapidement d'avions", a-t-elle expliqué à Reuters. "Il suffit de regarder ce qui se passe aux frontières de l'Egypte. Ils sont particulièrement inquiets de ce qui se passe en Libye. S'il y a un pays dans la région qui est militairement en ordre de marche, c'est l'Egypte."

"Au niveau financier, c'est en train de se résoudre", a-t-elle ajouté. "Il peut y avoir de la Coface (Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur), il peut y avoir des prêts."

Mais selon Patricia Adam, la "vraie question", qui a retardé la conclusion des discussions, c'est la demande des Egyptiens de pouvoir disposer "immédiatement" des premiers Rafale - "quelques unités" - quitte à les prélever sur les appareils existants, le reste de la commande pouvant suivre plus tard.

Les industriels ont refusé de commenter ces informations.

(Emmanuel Jarry, avec Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • vaudouar le mardi 10 fév 2015 à 17:03

    Faudra pas que l'Egypte fasse la guerre à la Grèce !