Concentré sur la diplomatie, Hollande enjambe le retour de Sarkozy

le
1

* Hollande n'a pas regardé la prestation télévisée de Sarkozy * Valls et le PS répondent aux attaques de l'ancien président * Séquence internationale cette semaine aux Nations unies par Elizabeth Pineau PARIS, 22 septembre (Reuters) - L'Assemblée générale de l'Onu, cette semaine à New York, permet à François Hollande de prendre de la hauteur en se concentrant sur ses prérogatives diplomatiques, loin des mauvais sondages et du brouhaha médiatique lié au retour de Nicolas Sarkozy. Le président français a laissé son Premier ministre commenter à demi-mot cet épisode du "débat démocratique sur la scène politique française", selon la formule employée par Manuel Valls à Berlin aux côtés de la chancelière Angela Merkel. Échappant pour un moment aux tourments hexagonaux, avec un Premier ministre qui traite les dossiers économiques, le président français s'envole lundi soir pour New York pour participer avec 120 autres chefs d'Etat à un sommet sur le climat préalable à celui de fin 2015 à Paris. ( ID:nL6N0RM15H ) Dix jours après la conférence de Paris sur la sécurité de l'Irak et quatre jours après le début des frappes aériennes contre des positions l'Etat islamique (EI), la lutte contre le terrorisme dominera la journée de mercredi, avec un discours devant l'Assemblée générale et une réunion du Conseil de sécurité, dont la France est l'un des cinq membres permanents. Une séquence diplomatique à même de "représidentialiser" celui qui a consacré aux dossiers internationaux, de l'Ukraine à l'Irak en passant par la lutte contre le virus Ebola, une grande partie de sa conférence de presse semestrielle de jeudi dernier. "Je suis président, je ne suis pas candidat", a-t-il affirmé à propos de ses ambitions pour le scrutin présidentiel de 2017. Il a insisté sur la gravité de sa mission dans un monde qui "affronte des crises particulièrement graves", où la sécurité de la France est en jeu sur fond de menaces de l'EI (EI), qui a exhorté ses sympathisants à tuer des Français. ID:nL6N0RN17C Environ 1,4 million de personnes ont regardé cette conférence de presse, la quatrième du quinquennat. ID:nL6N0RJ37U MAUVAIS SONDAGE Elles étaient plus de huit millions dimanche soir pour l'entretien sur France 2 de Nicolas Sarkozy, qui avait été précédé sur Facebook d'un message annonçant sa candidature à la présidence de l'UMP. ( ID:nL6N0RM165 ) Selon son entourage, François Hollande n'était pas devant son poste car il participait à un "pot" de remerciement des personnels de l'Elysée après le succès des Journées du patrimoine, qui ont vu quelque 23.000 personnes visiter le palais présidentiel. Le président français est venu à leur rencontre à quatre reprises, comme pour faire mentir les sondages qui voient sa cote de popularité atteindre un niveau plancher historique, jusqu'à 13% dans une enquête Ifop pour le Journal du dimanche. "Ce sondage n'est pas bon, les gens considèrent que ce qui compte c'est d'avoir des résultats en matière d'emploi, de pouvoir d'achat", reconnaît-on à l'Elysée. "Concentré sur son action de président", selon un proche, François Hollande a laissé le soin aux leaders socialistes de répondre aux attaques de Nicolas Sarkozy à son encontre. "Le rôle du président dans cette affaire (...) c'est de présider aujourd'hui notre pays, il n'est pas candidat", a expliqué sur Europe 1 le ministre des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen. Pour le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, le candidat malheureux de 2012 revient "la rancune au coeur et la revanche à l'esprit". A Berlin, Manuel Valls a répliqué aux propos de Nicolas Sarkozy déplorant le déséquilibre de la relation franco-allemande, dont l'ancien président a dit avoir "honte", en déclarant que "jamais, comme chef du gouvernement je ne dirai à mes compatriotes que j'ai honte de mon pays". ID:nL6N0RN2NA Aux yeux du Premier ministre socialiste, le lien entre la France et l'Allemagne a démontré au fil du temps qu'il allait au-delà des clivages politiques et savait "échapper aux débats politiques et surtout aux débats politiques médiocres". La conservatrice Angela Merkel lui a fait écho en déclarant que, si elle-même suivait "de près" la vie de l'UMP, Paris et Berlin devaient travailler de concert "quel que soit le gouvernement, quel soit le parti". (Avec Julien Ponthus à Berlin, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M6437502 le lundi 22 sept 2014 à 16:09

    3La sécurité de la France est en jeu"! Heureux qu'il s'en rende compte. Mais pour assurer sa sécurité il met l'Armée au régime sec et augmente les dépenses de l'éducation nationale qui passe son temps à former de futurs djihadistes. Il y en a près de 1000 connus à ce jour. Je dirais plutôt avoués(mais combien en réalité?) On se set tellement en sécurité et défendus par la justice qu'on pourrait songer à se défendre soi-même.