Comptes de campagne : pour Moscovici, Sarkozy ne «pouvait pas» ignorer les écarts

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Comptes de campagne : pour Moscovici, Sarkozy ne «pouvait pas» ignorer les écarts
Comptes de campagne : pour Moscovici, Sarkozy ne «pouvait pas» ignorer les écarts

«S'ils avaient voulu respecter les plafonds, ils auraient pu, personne n'est obligé de faire des fausses factures». Le député PS Pierre Moscovici, ancien directeur de campagne de François Hollande, a estimé dimanche sur Radio J que Nicolas Sarkozy ne «pouvait pas» ne pas savoir que sa campagne 2012 était en train de crever les plafonds de dépenses. 

«Il ne pouvait pas être inconscient»

Deux semaines après les révélations par l'avocat de la société Bygmalion d'un système mis en place «à la demande de l'UMP» pour dissimuler des dépenses liées aux meetings du président Sarkozy en 2012, l'ancien directeur de campagne François Hollande estime que le candidat de l'UMP était forcément au courant.

«Je pense qu'un homme politique de son expérience ne pouvait pas être inconscient, et d'autres autour de lui, que c'était une campagne très coûteuse», a expliqué l'ancien ministre. «Moi, plusieurs fois par semaine, je faisais le point avec le directeur administratif de la campagne, un préfet, les responsables de l'association de financement», a précisé celui qui fut le trésosier de la campagne de Lionel Jospin en 1995. «Quand nous allions trop vite, ils me disaient il faut ralentir», a-t-il relaté, assurant qu'en 2012, François Hollande «naturellement était informé des choses».

«Pas de nostalgie Sarkozy dans ce pays»

Pierre Moscovici estime en outre que le retour de Nicolas Sarkozy «n'est pas ce qu'attendent les Français». «Je ne sens pas de nostalgie Sarkozy dans le pays», a-t-il dit. «Il y a un paradoxe à voir un ancien président de la République (...) éventuellement reconquérir un parti pour éviter que ses rivaux s'affirment ou pour traiter je ne sais quel problème lié au financement de sa campagne présidentielle», a-t-il fait valoir.

«Tout ça crée plus de confusion que de clarté, quand on a été président de la République, bon ou mauvais, on doit rester à une certaine ...

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  • mlaure13 le jeudi 12 juin 2014 à 11:09

    OK sur tout ce qui précède....mais néanmoins, Sarko ne pouvait pas ignorer cet énorme dépassement de financement de campagne ?...

  • M1343167 le mercredi 11 juin 2014 à 19:55

    Franchement, il faut qu'il se taise ce Mosco, ami et premier soutiens de DSK, et de son énième affaires de "culottes" ...

  • jbellet le mercredi 11 juin 2014 à 19:42

    l'homme qui ne sait jamais rien (rien sur cahuzac, rien sur son ami DSK, pas comment le fils de fabius a pu acheter un appartement de 700K€,...) sait ce qui se passe a l'UMP

  • M9035148 le mercredi 11 juin 2014 à 19:40

    Moscou Vichy, tu ne pouvais pas ignorer Cahuzac , tu ne pouvais pas ignorer ton incompétence......

  • bordo le mercredi 11 juin 2014 à 19:14

    Ahah très fort Mosco. Calomniez, calomniez, il en restera quelque chose. Et Monsieur Moscovici, soutien, que dis-je, thuriféraire de DSK, il n'était au courant d'aucune turpitude ?

  • M4958114 le lundi 9 juin 2014 à 09:28

    oh les grosses mouches bleu !!

  • janaliz le dimanche 8 juin 2014 à 17:10

    M1961G, j'allais le dire. comme l'assassinat de l'économie française ne pouvait être ignoré de cet ig.nare... J'aime les allitérations...

  • M1961G le dimanche 8 juin 2014 à 17:00

    il en va de même pour cahuzac , hollande , Moscovici ne pouvaient pas ne pas savoir . l'affaire cahuzac , une affaire d'état .