Comptes de campagne : l'avocat de Sarkozy se défend devant les Sages

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Comptes de campagne : l'avocat de Sarkozy se défend devant les Sages
Comptes de campagne : l'avocat de Sarkozy se défend devant les Sages

La décision du Conseil Constitutionnel au sujet de la validité des comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2012 est attendue bientôt. Courant juillet, les Sages de la rue de Montpensier, saisis par l'ex-chef de l'Etat, devraient dire si oui on non la Commission des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a eu raison de rejeter ces comptes au motif qu'ils avaient été dépassés et d'interdire ainsi une partie de leur remboursement par l'Etat (10,6 millions d'euros). Le cas échéant, l'UMP sera contrainte de débourser elle-même cette somme, mettant en péril ses finances, déjà en piteuse santé.

Avant de trancher, le Conseil, présidé par Jean-Louis Debré, a entendu ce mardi l'avocat de Nicolas Sarkozy, Maître Philippe Blanchetier. «J'ai tout réétudié au plus près, ligne par ligne, déplacement par déplacement, ce qui m'a valu le surnom d' "épicier"», a déclaré ce dernier, assurant qu'il n'y a eu aucun dépassement et que «la réintégration de certaines dépenses (dans les comptes de campagne, par la CNCCFP) était infondée».

Une décision «infondée» selon l'avocat de Sarkozy

Il conteste notamment «l'imputation de cabinets de conseil, des prestataires informatiques, des dépenses de propagande, engagées exclusivement par l'UMP pour les législatives et qui ont été remises dans les comptes de campagne», qui font monter les frais de campagne à «300.000 euros» de plus que le plafond autorisé (22,5 millions d'euros pour un candidat arrivé au deuxième tour).

Au lendemain de l'élection, le président-candidat Nicolas Sarkozy avait déclaré que ses frais de campagne s'élèvaient à 21,3 millions d'euros. Mais en décembre dernier, la CNCCFP avait revu ce montant à la hausse, estimant que certains meetings ou déplacements réalisés dans le cadre de sa fonction présidentielle devaient en fait être pris en compte dans sa campagne. Elle pointait du doigt entre ...

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