Compte rendu d'autopsie devant un Oscar Pistorius en pleurs

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OSCAR PISTORIUS EN PLEURS PENDANT LE COMPTE RENDU DE L'AUTOPSIE DE SA PETITE-AMIE
OSCAR PISTORIUS EN PLEURS PENDANT LE COMPTE RENDU DE L'AUTOPSIE DE SA PETITE-AMIE

PRETORIA (Reuters) - L'athlète sud-africain Oscar Pistorius a pleuré et vomi dans un seau lundi durant le compte rendu de l'autopsie de sa petite amie, le mannequin Reeva Steenkamp, qu'il est accusé d'avoir abattue le soir de la Saint-Valentin 2013.

Le témoignage du médecin légiste Gert Saayman a été interrompu plusieurs fois par les sanglots et les haut-le-coeur de l'athlète de 27 ans. La défense n'a pas souhaité que le procès soit ajourné, arguant qu'une interruption n'améliorerait pas l'état d'esprit du champion paralympique et olympique.

La juge Thokozile Masipa a interdit la retransmission du témoignage du médecin légiste par respect pour la famille de Reeva Steenkamp et pour empêcher que des téléspectateurs, notamment les enfants, n'entendent ses propos.

Cette interdiction concerne également la retransmission des propos tenus lors de l'audience sur le réseau social Twitter, a fait savoir la juge.

Oscar Pistorius a reconnu avoir ouvert le feu sur l'ancien mannequin le 14 février 2013 mais affirme pour sa défense avoir tiré par méprise, pensant avoir affaire à des cambrioleurs.

Lors de sa déposition, Gert Saayman a confirmé que Reeva Steenkamp avait succombé à des blessures par balles et avait été touchée à la tête, au bras et à la hanche. Une quatrième balle, tirée par Oscar Pistorius, n'a pas été retrouvée.

Durant la déposition du médecin légiste, l'athlète était assis, la tête baissée, se couvrant les oreilles de ses mains ou avec un mouchoir blanc.

Geer Saayman était le premier expert à témoigner au procès qui s'est ouvert il y a une semaine.

La mort de Reeva Steenkamp a eu un retentissement mondial en raison de la célébrité d'Oscar Pistorius, premier double amputé à avoir participé à des Jeux olympiques avec des valides, se hissant en demi-finale du 400 mètres à Londres en 2012. Il risque 25 ans de détention s'il est reconnu coupable de meurtre avec préméditation, la thèse défendue par l'accusation.

(Vanessa Romeo; Clémence Apetogbor et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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