Compte bancaire à découvert : « Un cercle vicieux »

le , mis à jour à 07:16
0
Compte bancaire à découvert : « Un cercle vicieux »
Compte bancaire à découvert : « Un cercle vicieux »

Spécialiste des banques à la CLCV*, Olivier Gayraud estime que c'est le comportement des banques avec leurs clients qui serait à revoir.

 

Les banques abusent-elles des frais de dépassement ?

OLIVIER GAYRAUD. Elles ont en tout cas parfois tendance à alimenter un cercle vicieux qui fait qu'au lieu d'aider à trouver des solutions, elles submergent leurs clients en difficulté de pénalités et d'intérêts, ou agios. Ce qui, dans certains cas, les enfonce encore plus. Et encore, ces frais de dépassement bancaire, appelés commissions d'intervention, ont largement diminué ces dernières années. Depuis la parution d'un décret en octobre 2013 qui plafonne ces frais à 8 € par opération et à 80 € par mois. Avant, il n'y avait aucune limite.

 

Ces nouveaux plafonds vous semblent-ils raisonnables ?

Non, ils demeurent encore bien trop élevés. D'autant que cela a créé un effet pervers. Certaines banques qui, jusque-là, pratiquaient des plafonnements à des montants inférieurs se sont alignées sur les nouvelles normes.

 

Les relations entre les clients et leurs banques, c'est un peu David contre Goliath ?

Parfois, oui. Si nous n'avions qu'un conseil à donner, ce serait de ne jamais faire l'autruche avec ses comptes. Quand on sait qu'on va traverser un moment un peu compliqué, après un gros paiement par exemple, il faut prendre contact avec son banquier et lui montrer sa bonne foi. Première chose à faire : demander un découvert autorisé. Les intérêts sont moins élevés.

 

Pourquoi, dans les contrats, les clauses concernant les dépassements sont souvent incompréhensibles ?

C'est effectivement à se demander si les banques ne font pas exprès d'utiliser ces formulations alambiquées. On revient toujours vers le même problème. Les informations les plus importantes sont trop souvent occultées, voire dissimulées aux clients. Les banques ont pourtant un devoir de conseil qu'elles ne respectent ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant