Complainte amérindienne au Cinéma du réel

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Haterra, d'Ana Vaz
Haterra, d'Ana Vaz

Le Festival du documentaire, jusqu’au 27 mars au Centre Pompidou à Paris, est hanté par l’ethnocide des autochtones d’Amérique.

Une préoccupation diffuse, mais récurrente – fantomatique dirait-on –, hante, depuis quelques années, la production cinématographique du continent américain. Il y a de quoi, s’agissant de l’ethnocide des peuples autochtones d’Amérique, réduits comme peau de chagrin par l’effet de la colonisation européenne.

Cette disparition, passée par pertes et profits, n’est pas une mince affaire, comme le rappelait, très récemment, l’acteur Leonardo DiCaprio, en dédiant aux Indiens d’Amérique cet Oscar du meilleur acteur pour The Revenant, d’Alejandro Gonzalez Iñarritu, qu’en son temps (1973, Le Parrain), et pour la même raison, Marlon Brando avait refusé, mandatant, sur scène, la majestueuse actrice apache Sacheen Littlefeather pour en expliquer la raison.

Cette conscience minoritaire, mais vivace, qui est en dernier ressort celle d’un crime jamais expié et d’une injustice jamais réparée, trouve un second souffle au cinéma, dans des œuvres souvent magnifiques. Fictions, comme La Dernière Piste (Etats-Unis, 2011), de Kelly Reichardt, et The Murder of Hi Good, de Lee Lynch (Etats-Unis, 2012), Jauja, de Lisandro Alonso (Argentine, 2015), L’Etreinte du serpent, de Ciro Guerra (Colombie, 2015). Ou documentaires, tels El Etnografo, d’Ulises Rosell (Argentine, 2012), et Le Bouton de nacre, de Patricio Guzman (Chili, 2015).

Le motif traversera, avec force, la 38e édition de Cinéma du réel, festival de référence en matière de films documentaires, qui se tient du 18 au 27 mars, à Paris, au Ce...

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