Comparutions judiciaires pour d'ex-dirigeants séparatistes de Catalogne

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    MADRID, 2 novembre (Reuters) - Des dirigeants séparatistes 
de Catalogne, mais pas le président destitué de l'exécutif 
régional, Carles Puigdemont, comparaîtront ce jeudi matin à 
Madrid pour répondre d'accusations de rébellion, sédition et 
détournement de fonds. 
    Puigdemont, qui a gagné Bruxelles, a fait savoir mercredi 
par son avocat belge Paul Bekaert qu'il ne répondrait pas à la 
convocation mais qu'il se tenait prêt à témoigner depuis la 
Belgique. 
    Les autres, dont l'ex-vice-président de la Généralité de 
Catalogne, Oriol Junqueras, et la présidente du parlement 
régional, Carme Forcadell, sont convoqués à partir de 09h00 
(08h00 GMT). 
    On compte d'anciens membres de l'exécutif régional et des 
députés de haut rang du Parlement de Catalogne. Le gouvernement 
et le parlement de la région ont été dissous vendredi dernier 
par le gouvernement espagnol dans les heures ayant suivi 
l'adoption de la déclaration unilatérale d'indépendance de la 
Catalogne. 
    Puigdemont, Junqueras et les anciens conseillers de 
l'exécutif sont convoqués devant l'Audience nationale, ou Haute 
cour, par la juge Carmen Lamela. Forcadell et les députés qui 
siégeaient au bureau de l'assemblée seront entendus par le 
Tribunal constitutionnel. 
    Ces premières audiences doivent déterminer s'il y a lieu 
d'engager des procédures judiciaires en bonne et due forme 
susceptibles de durer plusieurs années et d'aboutir 
potentiellement à des procès. 
    Elles devront aussi trancher la question d'un éventuel 
placement en détention provisoire des prévenus ou de mesures 
alternatives de contrôle judiciaire. 
    Lors d'une conférence de presse organisée mardi à Bruxelles, 
Carles Puigdemont a affirmé qu'il ne demanderait pas l'asile 
politique à la Belgique et qu'il ne tenterait pas de se 
soustraire à la justice espagnole, mais a réclamé des "garanties 
judiciaires", non spécifiées, pour rentrer en Espagne et 
répondre à la convocation des juges.   
    Il pourrait faire l'objet d'un mandat d'arrêt qui 
l'empêcherait de participer aux élections régionales convoquées 
le 21 décembre par Madrid. 
 
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CHRONOLOGIE de la crise entre Madrid et Barcelone    
  
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 (Raquel Castillo et Julien Toyer; Henri-Pierre André pour le 
service français) 
 
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