Comparution à la CPI d'un islamiste pour destructions à Tombouctou

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AMSTERDAM, 30 septembre (Reuters) - Un islamiste présumé, accusé d'avoir supervisé la destruction de monuments anciens à Tombouctou, dans le nord du Mali, a comparu mercredi devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Il est la première personne à répondre devant la justice pour une affaire de destruction du patrimoine culturel de l'humanité. Selon les procureurs, Ahmad al Faki al Mahdi dirigeait une brigade de surveillance de la moralité appelée Al Hesbah, qui était chargée d'exécuter les décisions du tribunal islamique de Tombouctou alors que des groupes rebelles, touaregs et islamistes, contrôlaient le nord du Mali. La cour de La Haye accuse également l'islamiste malien d'avoir été membre d'Ansar Dine, allié d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). "Mon nom est Ahmad al Faki al Mahdi et je suis membre d'une tribu touarègue. J'ai 40 ans. Je suis diplômé de l'école de formation des enseignants à Tombouctou et j'ai été employé dans les services de l'éducation à partir de 2011", a-t-il expliqué à la CPI. En tant que chef de la brigade Al Hesbah, il est accusé d'avoir orchestré la destruction de neuf mausolées et de la mosquée Sidi Yahia à Tombouctou, ville qui, au XIVe siècle, était devenue un important centre de commerce et d'enseignement. Le juge Cuno Tarfusser, qui présidait la séance mercredi, a fixé au 18 janvier prochain la date de confirmation de la mise en accusation. C'est ce jour-là que sera décidé si la CPI a entre ses mains suffisamment d'éléments pour juger l'accusé. (Thomas Escritt; Eric Faye pour le service français)

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