Communiquer aux maires les fichés S de leur commune : une fausse bonne idée ?

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Communiquer la liste des fichés S aux maires pourrait compromettre la surveillance dont ceux-ci font l'objet sans qu'ils le sachent.
Communiquer la liste des fichés S aux maires pourrait compromettre la surveillance dont ceux-ci font l'objet sans qu'ils le sachent.

Les maires pourront-ils bientôt connaître les fichés S de leur ville ? C'est un débat qui n'a pas fini d'alimenter la campagne présidentielle. Alors que le sénateur Hervé Maurey a déposé une proposition de loi dans ce sens, l'accès à cette liste est également réclamé par de nombreux élus locaux, révèle Le Figaro. Le maire par intérim de Nîmes, l'eurodéputé Franck Proust (LR), compte parmi eux. Dans les colonnes du quotidien, l'édile plaide « pour que le premier magistrat de sa ville, en tant qu'officier de police judiciaire, puisse connaître le nom des fichés S de sa commune ».

Début septembre, le maire (LR) d'Évreux, Guy Lefranc, avait déjà tenté d'obtenir la liste des personnes soupçonnées de radicalisation résidant sur sa commune. Il avait alors écrit au préfet de l'Eure avant de voir sa requête refusée. En colère, le maire était alors passé à la vitesse supérieure en réclamant l'expulsion des fichés S de sa ville.

Accéder à la liste de ces personnes supposées dangereuses est une idée qui séduit également la maire LR du 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati : « On a des politiques de logement à notre charge ou des politiques de protection de l'enfance et, si vous avez quelqu'un qui est potentiellement dangereux, ce n'est pas inintéressant que nous ayons l'information », estime l'ancienne garde des Sceaux.

Le gouvernement « plus que réticent »

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  • 2445joye il y a un mois

    Ce qu'on aimerait savoir, c'est si la personne assise à côté de soi, avec un sac de sport, dans un transport public est fichée "S".