Commission européenne : Jean-Claude Juncker, l'insubmersible

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Jean-Claude Juncker était déjà là lors de l'élaboration du traité de Maastricht.
Jean-Claude Juncker était déjà là lors de l'élaboration du traité de Maastricht.

Qui aurait pu prévoir que Jean-Claude Juncker deviendrait la bête noire des Britanniques ? Et pourtant ! Chaque matin ou presque de ces dernières semaines, les tabloïds anglais ont fait leur une sur le nouveau président de la Commission européenne, qui vient d'être adoubé lors d'un vote exceptionnel entre les 28 dirigeants de l'UE par 26 voix contre 2. À lire les journaux à grand tirage anglais, Juncker serait un danger pour l'Europe, un ringard, un alcoolique. Pire encore, son père aurait été un nazi (en fait, il a été enrôlé de force, comme un très grand nombre de Luxembourgeois de sa génération). "Un homme du passé" David Cameron a raison lorsqu'il traite Jean-Claude Juncker d'"homme du passé". Ce social-chrétien, plein d'humour et d'ironie, a été ministre des Finances du grand-duché du Luxembourg à partir de 1984, avant de devenir chef de son gouvernement sans interruption de 1995 à 2013. Parallèlement, il a été président de l'Eurogroupe pendant une bonne partie de la crise de l'euro. Les nuits blanches ont d'ailleurs fait vieillir prématurément cet homme de 59 ans, qui en fait bien cinq de plus. Juncker n'est pas, loin de là, un geek adepte des nouvelles technologies. Et l'entendre discourir de l'Europe digitale au cours de sa campagne pour les élections européennes de mai dernier était aussi savoureux qu'auraient pu l'être les avis du pape Benoît XVI sur le libertinage façon DSK. Mais les supporteurs de "Jean-Claude",...

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