Commerzbank rate le consensus au 3e trimestre

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COMMERZBANK PUBLIE UN BÉNÉFICE NET EN DESSOUS DES ATTENTES AU 3E TRIMESTRE
COMMERZBANK PUBLIE UN BÉNÉFICE NET EN DESSOUS DES ATTENTES AU 3E TRIMESTRE

FRANCFORT (Reuters) - Commerzbank a annoncé jeudi un bénéfice net en deçà du consensus au troisième trimestre et anticipe une fin d'année médiocre, signe que son programme de restructuration ne produit pas encore les effets escomptés.

Le bénéfice net ressort à 78 millions d'euros contre une perte nette de 687 millions un an auparavant. Les analystes attendaient un bénéfice de 131 millions.

"L'environnement de marché restera instable dans les mois qui viennent", constate le président du directoire Martin Blessing.

La deuxième banque allemande estime que les provisions pour créances douteuses et irrécouvrables augmenteront et que le bénéfice diminuera au quatrième trimestre. Mais elle pense que ces provisions seront ramenées à 1,4 milliard d'euros d'ici 2016.

Commerzbank avait dit mercredi soir qu'elle consacrerait plus de deux milliards d'euros à son métier de base, la moitié environ de cet investissement étant destiné à la banque de détail.

Des sources avaient déclaré que la banque comptait supprimer des emplois dans le cadre d'une refonte de son activité de détail.

Commerzbank a précisé jeudi qu'elle anticipait pour cette activité un bénéfice d'exploitation de l'ordre de 500 millions d'euros et un rendement des fonds propres avant impôt de plus de 12 % pour la banque de détail en 2016.

Elle entend augmenter le revenu par client et porter le nombre de déposants à 12 millions d'ici 2016 contre 11 millions actuellement.

Au niveau du groupe, les actifs pondérés du risque sont attendus à 240 milliards d'euros environ en 2016 contre 206 milliards d'euros comptabilisés fin septembre. Cette croissance serait essentiellement le résultat d'une méthodologie de mesure du risque plus rigoureuse, comme l'exige Bâle III.

Les banques européennes s'emploient à réduire leurs coûts et à vendre des actifs pour s'adapter à des normes plus rigoureuses censées éviter une répétition de la crise financière de 2008 et pour amortir l'impact des mesures d'austérité prises pour réduire les déficits budgétaires nationaux.

La banque de dépôt, qui passait jadis, de par sa stabilité supposée, pour contrebalancer le caractère risqué de la banque d'investissement, est elle aussi dans la tourmente car il est difficile pour les banques de gagner de l'argent lorsque les taux d'intérêt sont très bas.

Commerzbank, qui avait bénéficié d'une aide de 18 milliards d'euros après la chute de Lehman Brothers, se restructure depuis des années, la crise de la dette grecque et le ralentissement économique de la zone euro ayant mis à mal ses efforts de redressement et de renforcement de ses fonds propres.

Arno Schütze et Edward Taylor, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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