Commerce mondial : Obama réplique à la Chine

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Après une percée nucléaire historique avec l'Iran, Barack Obama étoffe son bilan international d'un nouveau trophée, en Asie cette fois, la nouvelle priorité stratégique des États-Unis. La conclusion à l'arraché d'un accord de libre échange transpacifique (TPP) est une victoire pour le président démocrate, un an avant sa sortie de scène. Les négociations du TPP conclues laborieusement lundi, à Atlanta, avec onze pays alliés de la région pacifique dépassent le cadre économique, pour lancer un défi au nouveau grand rival de l'Amérique, la Chine.

Les membres de la nouvelle zone de libre-échange représentent 40 % du PIB mondial, incluant en particulier la forteresse Japon, troisième économie de la planète et rival historique de Pékin. Le commerce semble l'arme choisie pour continuer la guerre par d'autres moyens. Le TPP est une pierre dans le jardin d'une Chine qui affirme de façon décomplexée sa nouvelle puissance sur la façade Asie-Pacifique depuis quelques années. Un message de détermination envoyé aux stratèges de Pékin. L'accord incarne « les valeurs américaines » d'ouverture, a déclaré Obama, saluant la conclusion des négociations marathon lancées sept ans plus tôt. Le TPP promeut notamment les droits de propriété intellectuelle et dénonce le protectionnisme, des sujets qui hérissent la Chine. « C'est un club dont la Chine est, de fait, bannie », résume un négociateur.

Bataille d'influence en mer de...

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