Comment un lycée peut gonfler les prix de l'immobilier dans votre quartier

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Une étude démontre que plus un bien immobilier est proche d’un établissement public réputé, plus le prix sera élevé. Il s’agit de «l’effet cartable» qui se vérifie dans la plupart des grandes villes françaises.

5 288 euros. C’est ce que coûte en moyenne l’acquisition d’un mètre carré aux environs des 50 meilleurs lycées de France selon une étude réalisée par MeilleursAgents.com, dans laquelle il est question des prix de l’immobilier selon la présence - ou non - d’un bon établissement scolaire à proximité. Principal enseignement de l’étude: en France, plus le bien immobilier convoité est proche d’un lycée de bonne réputation, plus les prix vont grimper en flèche. Et ce, dans les principales grandes villes de notre pays. À fortiori dans la capitale.

À Paris, l’écart est en effet considérable. Un exemple dans le VIe arrondissement, à proximité des lycées Louis Le Grand ou Henri IV, où le prix au mètre carré est à... 11.500 euros. La moyenne parisienne est à environ 8000 euros. Autre exemple plus amusant avenue George Mandel (dans le XVIe arrondissement), où on constate une différence de 5% sur les prix des biens immobiliers à vendre entre les numéros pairs et les numéros impairs! Pourquoi? Parce que le côté des numéros pairs donne un acccès direct sur la rue de la Pompe et sur le lycée Janson de Sailly.

La moyenne est à un différentiel de 5% dans l’ensemble des grandes villes. Cela peut même monter jusqu’à 15% si vous souhaitez acheter à proximité d’un grand lycée public afin d’y inscrire vos enfants. Dans les 10 premiers du classement MeilleursAgents, 9 sont parisiens, seul le lycée Saint-Dominique - à Neuilly-sur-Seine - se glisse à la 8ème place.

Et la mixité sociale?

Cette tendance vaut aussi bien pour les appartements familiaux que pour les petites surfaces comme les studios! Si l’on reprend l’exemple des lycées Henri IV et Louis Le Grand, on se rend compte que louer un studio étudiant coûte... 15% plus cher qu’un studio avec des prestations similaires situé à à peine 1 kilomètre plus loin. Ce constat est un coup dur qui va complètement à l’encontre d’un principe jugé essentiel par le gouvernement: la mixité sociale, un sujet très en vogue. Les écarts de prix les plus significatifs se font surtout à proximité des établissements scolaires publics de bonne réputation.

Habiter dans une zone de l’une de ces écoles prestigieuses pour pouvoir y inscrire ses enfants est un véritable enjeu: il s’agit du principe de la carte scolaire, qui concerne exclusivement les établissements publics. Cela favorise les foyers les plus aisés... Dans le même genre d’études sur la présence de lieux influençant les prix de l’immobilier, Le Figaro vous racontait il y a quelques semaines dans quelle mesure la présence d’un Starbucks fait grimer les prix. Un sujet certes plus léger, mais tout aussi intéressant!

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  • jlagran5 le jeudi 7 mai 2015 à 15:10

    Louis le Grand n'est pas concerné le recrutement se fait sur dossier et la plupart des élèves n'habitent pas dans le quartier