Comment Richard Descoings a révolutionné Sciences Po

le
0
Mi-public, mi-privé, l'établissement de la rue Saint-Guillaume s'est transformé en véritable business school . Mais c'est surtout son ouverture aux ZEP que l'on retient.

Ouverture aux lycéens des zones défavorisées, aux étudiants étrangers, multiplication des masters, droits d'inscription plus ou moins élevés selon les revenus des parents, délocalisations: en seize ans, sous l'égide de Richard Descoings, la vénérable maison de la rue Saint-Guillaume a subi une véritable révolution. Les grincheux affirment qu'elle a perdu son âme, que ce temple de l'élitisme à la française serait devenu une vulgaire business school.

La plus médiatique des évolutions, c'est celle des recrutements. L'ouverture à des lycéens originaires de zones d'éducation prioritaire de banlieue, il y a onze ans, constitue désormais un succès reconnu: ces derniers se sont bien intégrés à l'esprit maison et leur devenir professionnel est semblable à celui de leurs condisciples entrés sur concours, dossier ou mention au bac.

Un effet réel mais limité

L'initiative avait surtout suscité la passion des médias et des politiques, tous furieusement pour ou contre le

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant