Comment résister au diktat de l'urgence 

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Le mal qui nous menace aujourd'hui est un rapport dysfonctionnel à la temporalité. À trop vivre dans l'immédiat, nous perdons peu à peu les bénéfices de la durée.

C'est le dernier sujet qui passionne, inquiète, fait débat: des livres, des conférences et pas moins de deux colloques importants explorent la relation de l'homme contemporain au temps et s'inquiètent de la tyrannie de l'immédiateté dans nos vies. Le premier, celui de l'association GyPsy (gynécologie psychanalyse), s'est tenu au début du mois de décembre à Paris et réunissait pendant trois jours des psychanalystes, mais aussi des philo­sophes, des historiens ou des écrivains. Le second, qui se prépare actuellement, réunira, à Grenoble, en octobre prochain, sociologues, scientifiques et psychologues.

Que se passe-t-il donc? Y a-t-il péril en la demeure? On pourrait dire que justement «rien ne demeure: tout passe trop vite et nous ne nous y retrouvons pas. Les nouvelles technologies nous ayant désormais plongés dans le règne de l'instantanéité, nous avons perdu un certain sens de la temporalité et sommes souvent déchirés entre deux instances: le temps social, e...

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