Comment rentabiliser sa résidence secondaire

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La France compte le plus grand nombre de résidences secondaires d'Europe. Même si les prix sont en baisse, cela ne doit pas faire oublier que le coût d'entretien d'un lieu de villégiature revient, chaque année, entre 4 % et 6 % de sa valeur. Mais il existe des moyens pour faire baisser ces coûts.

1. Les charges d'une résidence secondaire sont-elles supérieures à celle d'une résidence principale?

Indéniablement oui! Par exemple, la taxe d'habitation ne bénéficie pas des abattements appliqués à la résidence principale. Vous serez même parfois soumis à une surtaxe d'habitation. La dernière loi de finances autorise, en effet, les édiles des communes situées en zones tendues (Paris et Nice sont, notamment, concernées) à majorer la part de la taxe d'habitation leur revenant de 20 %. Votre prime d'assurance sera, elle aussi, plus élevée du fait du risque accru de cambriolages. Enfin, il existe des charges spécifiques à la localisation du bien. Ainsi, un logement en front de mer est onéreux, et pas seulement à l'achat. En effet, la corrosion attaque les façades, les huisseries et les garde-corps. Conséquence, des ravalements plus fréquents (tous les dix ans en moyenne, contre tous les quinze à vingt ans dans les terres) et, parfois, plus coûteux.

2. Comment rentabiliser sa résidence secondaire?

La solution la plus classique consiste à louer son bien lorsque l'on n'y séjourne pas. En fonction du temps d'occupation, vous pourrez amortir vos charges, voire réaliser un (petit) bénéfice. Même dans les destinations les plus appréciées, mieux vaut soigner la présentation du logement et fournir le maximum d'équipements (électroménager, connexion Wi-Fi...). Pour le mettre en location, vous pouvez passer par un site Internet spécialisé dans les locations de vacances entre particuliers (Abritel, Homelidays...).

Si vous ne pouvez accueillir vous-même vos locataires, faites appel à une personne de confiance (femme de ménage, voisin) ou à une société spécialisée. Celles-ci peuvent également s'occuper de faire le ménage, voire offrir un véritable service de conciergerie (réservation de places de théâtre...). Le budget est forfaitaire: comptez de 80 ¤ à 200 ¤ par mission, en fonction de la taille du bien loué. Vous pouvez également faire appel à un agent immobilier pour gérer la location. Moyennant 18 % à 20 % des loyers, il prendra en charge les états des lieux et la maintenance (ménage, menues réparations, remplacement des objets détériorés, etc.).

Enfin, si vous êtes l'heureux propriétaire d'un bien d'exception (vue mer, architecture remarquable...), il est possible de le louer pour des tournages ou des séances photos, moyennant une rémunération journalière de 500 ¤ à 1 000 ¤.

3. Comment sont imposés les revenus issus d'une location saisonnière?

Les loyers tirés des locations saisonnières entrent dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). S'ils n'excèdent pas 32 900 ¤, vous êtes d'office soumis au régime des micro-BIC. Vous bénéficiez alors d'un abattement forfaitaire pour charges de 50 % sur vos recettes locatives. Celui-ci est porté à 71 % lorsque la location est classée «Gîtes de France» ou «meublé de tourisme». Vous pouvez renoncer au micro-BIC au profit du régime réel si vos charges excèdent le montant de l'abattement. Cela vous permettra d'imputer la totalité de vos travaux ou intérêts d'emprunt. Attention, le montant déductible est proratisé en fonction du temps de location. Par exemple, si vous n'avez loué que cinq semaines dans l'année, vous ne pourrez déduire que 10 % de vos charges.

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  • M3182284 le dimanche 8 mar 2015 à 22:56

    à l'étranger ça coûte moins cher