Comment les «services» sécurisent le sommet de l'État

le
0
En matière de sécurité, le président de la République et le premier ministre font l'objet d'un traitement tout particulier.

Surréaliste, la scène s'est déroulée il a quelques années à Bruxelles, où se réunissaient jeudi François Hollande et son homologue allemande Angela Merkel. Un haut fonctionnaire français affecté au secrétariat général du Conseil de l'Union européenne reçoit un parlementaire dans son bureau avant de l'inviter à sortir «fumer à l'extérieur» dès que la conversation se met à rouler sur l'intelligence économique. Entre deux volutes, le technocrate confie qu'alerté par le contre-espionnage, il a découvert que son bureau a été truffé de micros. Tout comme celui de ses plus proches collaborateurs, assure-t-il, épiés comme lui par une centrale américaine. Consigne lui avait été donné depuis Paris de ne pas faire de vague pour éviter d'inutiles tensions diplomatiques avec un pays «allié». Cet épisode, que l'on dirait droit sorti d'un roman de John ...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant