Comment les États sans le sou forcent les épargnants à les financer 

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Taux d'intérêt réels négatifs, réglementations léonines, les investisseurs s'estiment victimes de «répression financière» aux États-Unis.

Sus à la répression financière. L'homme qui lance ce cri de révolte n'a rien d'un gauchiste. Bill Gross, 67 ans, un ancien de l'US Navy, préside le plus gros fonds privé au monde de titres obligataires : Pimco (Pacific Investment Management) gère 1400 milliards de dollars. Depuis plusieurs mois, il ne cesse de stigmatiser la politique monétaire de la Fed et son taux directeur «de 25 points de base (0,25 %), inférieur d'environ 300 points de base à l'inflation» . Pimco s'est totalement désinvesti du marché des bons du Trésor américain pour cette raison, explique-t-il. Il traite ce dernier de «pickpocket» . Dans sa lettre, Investment Outlook, de juin 2011 , il parle ouvertement de «répression financière» et rend hommage à l'économiste Carmen Reinhart, qui a remis la notion au goût du jour.

Carmen Reinhart a acquis une célébrité mondiale l'an dernier, en tant que coauteur avec Kenneth Rogoff d'un ouvrage dénonçant les bulles financières. Le livre «C

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