Comment le gouvernement a rallié FO à la loi travail

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Le leader de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, qui estime avoir obtenu des garanties du gouvernement, n'appellera pas ses troupes à défiler le 5 juillet contre la loi travail.
Le leader de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, qui estime avoir obtenu des garanties du gouvernement, n'appellera pas ses troupes à défiler le 5 juillet contre la loi travail.

Une sortie de crise est en vue sur la loi travail. Le leader de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, l'a dit à l'Agence France-Presse : il n'appellera pas ses troupes à défiler le 5 juillet, jour du retour du texte à l'Assemblée. La CGT devrait donc être privée d'un allié de poids pour sa prochaine manifestation...

Le secrétaire général de FO s'est targué auprès de l'AFP d'avoir obtenu « a priori que, sur toute une série de thèmes, la branche, demain, sera confirmée comme le niveau de négociation ». Et de citer « les salaires, les classifications, la formation professionnelle, la prévoyance, l'égalité professionnelle et la pénibilité ».

L'article 2 ne change pas

Cette concession du gouvernement est pourtant mineure. Manuel Valls et Myriam El Khomri ne touchent pas à l'article 2. Mieux, ils font passer pour une innovation ce qui existe déjà dans la loi Fillon de 2004. Celle-ci dit en effet que l'accord d'entreprise peut prévoir des dispositions moins favorables aux salariés dans tous les domaines, à condition que la branche ne s'y oppose pas, sauf sur « les salaires minima, les classifications, les garanties collectives et la mutualisation de la formation professionnelle ». Comme l'explique à demi-mot la ministre du Travail dans une interview au Monde

dans un jargon très technique, le gouvernement ne fait qu'ajouter sur cette liste deux...

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