Comment le FN va-t-il gérer ses villes ?

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Marine Le Pen pose à côté de Steeve Briois, nouveau maire de Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais.
Marine Le Pen pose à côté de Steeve Briois, nouveau maire de Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais.

Vitrolles, 20 janvier 1998. La nouvelle maire de la ville Catherine Mégret, épouse du frontiste Bruno Mégret, crée une prime à la naissance de 5 000 francs réservée aux familles dont un parent au moins est français ou ressortissant européen. La suite de l'histoire, on la connaît : la prime est annulée par la justice, car illégale, et Catherine Mégret est condamnée à une amende, de la prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité. Toujours dans les Bouches-du-Rhône, à une dizaine de kilomètres de Vitrolles, la ville de Marignane est aussi tombée dans les mains du FN aux élections municipales de 1995. Sous prétexte de réaliser des économies, le maire Daniel Simonpieri décide de suspendre les abonnements à des journaux classés à gauche comme Libération ou L'Événement du jeudi dans les bibliothèques. À cela s'ajoutent l'épuration des noms de rues et les condamnations judiciaires des anciens maires FN pour détournements de fonds ou favoritisme. Voilà les mauvais souvenirs qu'ont laissés les édiles qui avaient conquis entre 1995 et 1997 Vitrolles, Marignane et Toulon. "Les habitants ne sont pas des cobayes" Pas question de recommencer les mêmes erreurs dans les 11 villes gagnées par le FN lors des élections municipales des 23 et 30 mars. "Ceux qui ont voulu faire de leur ville un laboratoire et une vitrine idéologique ont fait des erreurs", reconnaît aujourd'hui la patronne du parti, Marine Le Pen. Et de promettre : "Les...

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