Comment Labrune a plombé l'OL

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Comment Labrune a plombé l'OL
Comment Labrune a plombé l'OL

En travaux depuis le début de la saison, l'Olympique lyonnais doit notamment gérer un sacré chantier en défense. Et pour une fois, le problème ne vient ni des maladresses de Jean-Michel Aulas, ni des choix de Bruno Génésio. Les maux rhodaniens sont bleus et viennent de Marseille.

Ils étaient donc 57 091. 57 091 supporters présents au stade Vélodrome pour témoigner leur amour à l'Olympique de Marseille ce dimanche pour la réception des Girondins de Bordeaux. 57 091 à s'arracher les yeux autant que les cordes vocales devant ce triste 0-0. Une frustration digeste, car les Phocéens le savent : malgré Monsanto, les graines plantées par l'Américain Frank McCourt ne seront pas récoltées tout de suite. Malgré les appréciables discours de Jacques-Henri Eyraud, le réseau d'Andoni Zubizarreta et les idées de Rudi Garcia, faire de l'OM une équipe séduisante restera une mission compliquée pendant un moment. Mais tout vient à point à qui sait attendre. Parti du club en juillet 2016, Vincent Labrune le sait mieux que quiconque. Alors que se met en place le projet "OM Champions", celui qui a succédé à Jean-Claude Dassier à la tête du club voit enfin aboutir un projet qu'il a commencé à mettre en place en juin 2011, à son arrivée à la Commanderie : le projet "OL Losers". Après cinq années passées à être critiqué par les médias et conspué par les supporters, Vincent Labrune déguste devant la télé les fruits de son travail. Oui, la gestion parfois calamiteuse de son club avait un but bien précis : plomber celui de Jean-Michel Aulas. On rembobine.

Plus c'est gros, plus ça passe


L'été 2011 arrive à Marseille, et le ciel est encore plus bleu depuis que la direction Dassier, bien aidée par Didier Deschamps, a enlevé les toiles d'araignée de la salle des trophées de l'OM. Une aventure courte mais intense, puisque le 9 juin, à Paris, Jean-Claude Dassier est remplacé par Vincent Labrune, ancien proche de Robert Louis-Dreyfus, à la suite d'un conseil de surveillance à Paris. Lui aussi homme de médias, "VL" a comme premières missions la rénovation à venir du stade Vélodrome ou encore l'assainissement des finances du club. Des tâches secondaires pour l'Orléanais qui, même s'il ne l'a jamais révélé, est arrivé à la tête de l'OM avec un plan très précis. Non, l'arrivée de Jérémy Morel en provenance de Lorient, onze jours seulement après celle du nouveau président, n'est pas un hasard. Pas plus que celle de Nicolas Nkoulou, neuf jours plus tard, en provenance de l'AS Monaco. Labrune le savait : son plan avait un coût. Financier, d'abord, puisque le transfert…


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