Comment la violence a prospéré au Venezuela

le
0
Le pays compte l'un des pires taux d'homicides au monde. Le pouvoir, qui a longtemps nié cette réalité, commence tout juste à s'attaquer au problème.

Dimanche 20 septembre, le directeur du corps d'enquêtes scientifiques, pénales et criminelles a été tué par balles dans un quartier de Caracas. Chaque jour, les médias vénézuéliens rapportent plusieurs assassinats, des enlèvements, des extorsions de fonds ou règlements de comptes. À partir de la nuit tombée, les voitures ne s'arrêtent plus aux feux tricolores pour éviter d'être agressées. La vie des Caraquanos s'arrête à 20 heures.

Les chiffres sont éloquents: les autorités reconnaissent un taux d'homicides de 50 pour 100.000 habitants. Le taux d'homicides en France est de 1 pour 100.000. Seuls la Jamaïque et le Honduras affichent des résultats plus désastreux. Au Brésil, le taux d'homicide est de 24, en Colombie de 32 et au Mexique de 23 pour 100.000.

Très longtemps, les chavistes ont nié cette réalité, accusant les médias de faire le jeu de l'opposition. Le discours officiel décrivait la violence comme la conséquence de «l'agression sociale» que cons

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant