Comment la ville de Gap joue les filles de l'air

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Le centre de formation Polyaéro va s'agrandir. Il forme depuis 15 ans aux métiers de l'aéronautique, notamment en alternance.
Le centre de formation Polyaéro va s'agrandir. Il forme depuis 15 ans aux métiers de l'aéronautique, notamment en alternance.

Comment transformer un handicap en atout ? Comment faire d'un territoire enclavé un bassin d'emplois tourné vers l'avenir et accroché à une filière prospère et en plein développement ? Les Hautes-Alpes, département le plus haut de France, comptent quatre aérodromes dont l'utilité fut souvent mise en cause. Trois d'entre eux sont gérés par la collectivité locale. Celui de Tallard, ville située à une dizaine de kilomètres de la préfecture Gap, s'affirme aujourd'hui comme une plateforme économique de première importance.

« Nous jouissons de conditions météorologiques et aérologiques extraordinaires qui autorisent 330 jours de vol par an, explique Jean-Michel Arnaud maire de la ville et longtemps vice-président du conseil départemental à l'origine de ce projet. Il fallait valoriser cette grâce de la nature. » De réputation mondiale dans le domaine de l'aviation de loisir, l'aérodrome de Gap-Tallard est devenu à l'orée des années 2000 le premier centre européen de l'activité aérienne de loisir avec notamment près de 100 000 sauts annuels en parachute. En plus de l'aéroclub local ouvert en 1930 et qui compte une petite centaine de membres et 4 appareils, s'est greffée une vaste gamme de clubs ou d'écoles pour apprendre et pratiquer toutes les activités terre-air. « On totalise 70 000 mouvements annuels d'avion », se réjouit le maire de la ville. Ulm, hélicos de toutes tailles, avions de la patrouille Red Bull,...

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