Comment la presse people a déshabillé les politiques

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Mazarine Pingeot, Carla Bruni-Sarkozy et Julie Gayet.
Mazarine Pingeot, Carla Bruni-Sarkozy et Julie Gayet.

À sa façon, Closer vient d'entrer dans l'histoire : en évoquant la liaison supposée entre François Hollande et Julie Gayet, c'est la première fois qu'un magazine ose afficher une incartade présidentielle en première page. Une nouvelle étape vient d'être franchie, sans doute la plus audacieuse : traiter un chef d'État comme un people, en le faisant suivre par des paparazzis. La démarche est-elle condamnable ou non ? Là n'est pas la question, le débat reste ouvert. En revanche, elle n'est que l'aboutissement d'une évolution récente, sur les vingt dernières années, durant laquelle les médias français ont montré moins de pudeur face à des politiques qui jouaient de plus en plus la carte émotionnelle de la vie privée. Juste retour des choses en quelque sorte. Pendant longtemps, avec les Français, beaucoup d'hommes politiques suivaient une règle simple : regardez mes photos de famille, mais n'allez pas gratter derrière... Le portrait officiel pour la façade, la bagatelle pour décompresser en coulisse. Quelques rumeurs couraient, la presse people restait prévenante et surtout beaucoup moins puissante que maintenant. Il n'était pas question de briser un accord tacite respecté par tous. Mais la double vie de François Mitterrand va vite compliquer la donne : dès mai 1981, des photographes le suivent pour immortaliser son premier week-end privé, qui se déroule chez les Grossouvre. Clic-clac, ils prennent de loin des photos volées du nouveau...

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