Comment la justice s'organise face à la "déferlante" terroriste

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Jean-Michel Hayat, président du TGI de Paris, a tenu lundi soir une conférence de presse au palais de justice (Photo d'illustration).
Jean-Michel Hayat, président du TGI de Paris, a tenu lundi soir une conférence de presse au palais de justice (Photo d'illustration).

Mardi soir, dans la première chambre civile du palais de justice de Paris où il organisait sa conférence de presse, Jean-Michel Hayat, le président du tribunal de grande instance (TGI), était un brin colère. Le magistrat avait été piqué au vif le matin par un article du Figaro qui expliquait que la justice peinait à anticiper le rythme effréné des dossiers terroristes. « On ne peine pas, on s'adapte jour après jour », a-t-il assuré. « Il n'y a pas d'embouteillage : il n'y a pas un dossier en attente d'audiencement », a-t-il encore martelé. Le président du TGI de Paris a détaillé les mesures prises depuis dix-huit mois au tribunal pour « faire face à la déferlante des dossiers terroristes ».

Un contentieux en pleine explosion

Sur les neuf premiers mois de 2016, le nombre d'informations judiciaires (c'est-à-dire les enquêtes confiées à un juge d'instruction indépendant) ouvertes en matière de terrorisme est en hausse de 80,4 %, par rapport aux neuf premiers mois de l'année précédente. Des chiffres impressionnants qui s'expliquent par l'ouverture systématique d'une enquête dès lors qu'un candidat au djihad a tenté de partir, s'est rendu en zone de guerre ou en est revenu. Ce chiffre comprend également toutes les informations judiciaires ouvertes, par exemple, pour apologie du terrorisme ou pour délit de consultation habituelle...

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