Comment la Grèce a monopolisé le G20

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Michel Sapin au G20, le 10 février, a refusé de s'étendre davantage sur la situation grecque dans la zone euro.
Michel Sapin au G20, le 10 février, a refusé de s'étendre davantage sur la situation grecque dans la zone euro.

"On a tellement dit de choses sur la Grèce depuis deux jours que j'ai décidé de m'abstenir de tout commentaire jusqu'à demain." Si le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, n'était pas présent à Istanbul, on peut dire qu'il a fait beaucoup de remous parmi ses homologues. À tel point que Michel Sapin a refusé de revenir une énième fois sur le sujet mardi soir, lors de sa conférence de presse en clôture du G20 vers 18 heures. Le ministre français des Finances a répété pendant tout le sommet qu'il existe "un chemin" entre "le respect des règles européennes" chères à l'Allemagne et la nécessité de prendre en compte le résultat des élections législatives grecques. "Les risques grandissent chaque jour" (Osborne) Mais ce "chemin est ardu". Tellement ardu que Georges Osborne, le ministre britannique des Finances, a avoué mardi matin préparer le Royaume-Uni à une éventuelle sortie d'Athènes de la zone euro. Car pour le chancelier de l'Échiquier, qui a poussé ses collègues européens à "trouver une solution commune", "il est clair que les risques que fait peser cet affrontement entre la Grèce et la zone euro sur l'économie mondiale et l'économie britannique grandissent chaque jour". Les propos du ministre allemand des Finances, la veille, ont dû le convaincre de se préparer au pire... Wolfgang Schaüble a expliqué à des journalistes "ne toujours pas comprendre comment le gouvernement grec veut s'y prendre". Avant de préciser...

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  • M6111389 le mercredi 11 fév 2015 à 07:43

    Le pire c'est le maintien de la Grèce dans la zone euro .... ils ne prendront jamais les mesures indispensables pour sortir de l'impasse à savoir : vendre des actifs fonciers et immatériels pour payer leurs dettes comme le ferait un simple citoyen endetté. Cette solution ouvrirait les yeux à nos dirigeants qui refusent pour des questions électoralistes d'adopter les mesures qui s'imposent. Idem pour tous les pays qui ont vécu au-dessus de leur moyens.

  • saumon-m le mercredi 11 fév 2015 à 07:23

    Etonnant, il y a quelques jours ont nous expliquait que la remontée des marchés boursiers étaient due aux bonnes nouvelles venant de Grèce, et aujourd'hui on nous parle "d'affrontement" de "risque grandissant" et qu'il faut "s'attendre au pire" !!!