Comment la France protège ses ambassades à risques

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Comment la France protège ses ambassades à risques
Comment la France protège ses ambassades à risques

Malgré la torpeur estivale et les vacances du gouvernement, la France a pris très au sérieux les dernières menaces d'Al-Qaïda contre les pays occidentaux. Le 3 août, le président François Hollande a pris la décision de fermer l'ambassade de France au Yémen, à l'instar des Américains, qui, eux, en ont mis vingt-deux en sommeil le lendemain (une partie a rouvert dimanche dernier)! C'est peu dire que les représentations françaises de certains pays sont très exposées à des actions jihadistes. Le 23 avril, un attentat avait dévasté l'ambassade de France à Tripoli (Libye), blessant deux gardes dont un grièvement. Peu après, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait commandé un audit sur la sécurité des postes diplomatiques dans les régions sensibles, qui, depuis, s'améliore petit à petit. Au total, Paris a débloqué une enveloppe de 20 M? pour faire face à ces périls.

Une liste secrète de pays à risques

Ces dernières semaines, les diplomates ont établi une carte des ambassades et des représentations diplomatiques (consulats) où la sécurité n'était pas jugée totalement satisfaisante. Ou en tout cas pas suffisamment adaptée au danger. Hors de question évidemment de communiquer cette liste publiquement. Mais, sans surprise, on y retrouve des Etats situés dans des zones particulièrement exposées, comme le Sahel (Tchad, Niger), le nord de l'Afrique (notamment l'Egypte) ou la péninsule Arabique (Yémen). « Des événements récents, comme l'opération Serval au Mali ou le débat sur le voile, ont fait monter la menace d'un cran dans ces régions, explique-t-on au Quai d'Orsay. On considère que la France peut se retrouver clairement dans le collimateur de groupes radicaux. »

Voitures blindées et murs anti-explosions

Dans certains pays placés en zone rouge, la France n'a pas lésiné sur les moyens pour protéger ses ambassades. Imitant parfois les Américains en Irak en ...

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